Trente Tableaux
Les lundi 10 et mardi 11 décembre à 19h30. Ce documentaire de Paule Baillargeon (Québec. 2011. 81 minutes) sera projeté en présence de la réalisatrice.
Paule Baillargeon a 37 ans, 11 ans, 65 ans… Dans ce film composé de fragments, elle se raconte. C’est l’histoire d’une femme, d’une cinéaste, d’une mère, d’une féministe, d’une artiste.
D’une comédienne aussi, qui livre la narration de ce texte puissant qui berce et secoue à la fois. Ce sont des images fortes, les siennes, filmées, dessinées, animées, qui dressent le portrait d’une vie sauvage, rebelle et douce à la fois.
Les adieux à la reine
Les lundi 17 et mardi 18 décembre à 19h30. Un film de Benoît Jacquot (France/Espagne. 2012. 100 minutes) avec Diane Kruger, Léa Seydoux, Virginie Ledoyen et Xavier Beauvois.
En 1789, à l’aube de la Révolution, Versailles continue de vivre dans l’insouciance et la désinvolture, loin du tumulte qui gronde à Paris. Quand la nouvelle de la prise de la Bastille arrive à la Cour, le château se vide, nobles et serviteurs s’enfuient…
Mais Sidonie Laborde, jeune lectrice entièrement dévouée à la Reine, ne veut pas croire les bruits qu’elle entend. Protégée par Marie-Antoinette, rien ne peut lui arriver. Elle ignore que ce sont les trois derniers jours qu’elle vit à ses côtés.
Et au Théâtre…
Le Grand Cahier le vendredi 14 décembre à 20h. Tiré du roman d’Agota Kristof publié en 1986, Le Grand Cahier raconte la vie des jumeaux hongrois Klaus et Lukas.
Guerre et famine dans la grande ville. Plus rien pour nourrir les petits. Puis le danger omniprésent. Alors, voilà, une mère envoie ses jumeaux, de jeunes garçons, chez leur grand-mère, une femme immonde et irascible, dans une fermette à la campagne, dans un village de demeurés dégénérés, agressifs et violents; un curé libidineux, des marchands véreux, une voisine zoophile, etc., avec en plus le froid, l’isolement, le manque d’amour ordinaire et la mort qui rôde.
Crottés, vêtements en loques, les frères décident de s’infliger un entraînement de désensibilisation systématique envers toute l’abjection environnante plutôt que de se laisser aller. Puis ils se font la classe et se créent des travaux de composition sur leur vie. Le récit est alors copié dans un grand cahier…
(M.J.-F.)
(Source: Théâtre Outremont)