Outremont

Perception faussée ?

Joanny-Furtin Michel - TC Media
Dans l’article « Une perception faussée » (L’Express d’Outremont, 29 mars, p.4), la mairesse, Marie Cinq-Mars, me met en cause. J’entends y répondre en n’engageant que moi-même.

1. Élaboré par les fondateurs pendant plus d’un an lors de rencontres hebdomadaires, sans compter le travail à domicile, et adopté par l’assemblée de fondation, le programme d’une douzaine de volets du PO n’a pas été vulgairement «concocté».

2. Le PO a présenté un candidat au poste de conseiller dans trois districts. Malgré ses moyens de fortune, ils ont recueilli entre 15 et 20 % du vote dans leurs districts respectifs.

3. Le PO a été dissout il y a trois mois et son site web supprimé. Sa caisse modeste a été remise intégralement au DGE. Le programme comprenait quatre grands principes et treize engagements. J’espère qu’il deviendra bientôt possible de l’afficher sur le web, ne serait-ce qu’à titre d’archive, pour que les citoyens intéressés puissent en apprécier le sérieux et s’en inspirer.

4. La mairesse affirme que ses « opposants devraient […] profiter du système démocratique pour se présenter devant les citoyens lors d’élections ». C’est mon sentiment. Même si je l’avais souhaité pour moi, j’aurais eu d’excellentes raisons (surdité partielle, âge, etc.) pour ne pas me présenter en 2009. La démocratie m’interdit-elle, pour autant, de critiquer une équipe dont je trouve désastreuses les politiques et la gestion, et de travailler – bénévolement – à son remplacement ?

5. Pour la mairesse, alléguer le favoritisme à l’endroit de la communauté hassidique « est extrêmement grave ». Convenu. Mais quand les faits sont abondamment documentés, il ne s’agit plus d’allégation, mais bien de dénonciation. La mairesse recommanderait-elle le mutisme?

6. Dans votre article, le conseiller Louis Moffatt reconnaît que certains membres de la communauté hassidique refusent de se soumettre aux contraintes réglementaires et affirme l’impuissance du Conseil à empêcher la récidive. À la bonne heure! Il dit en avoir fait discuter au défunt Comité de relations interculturelles. Où en sont les effets concrets? Puisqu’il ne semble pas y en avoir, pourquoi n’ordonne-t-on pas à la SPVM et à la Sécurité publique d’imposer systématiquement la peine (normalement une amende) prévue pour toute infraction, et pourquoi ne veille-t-on pas à l’exécution des directives ?

7. Je n’ai formulé aucun reproche aux fonctionnaires. Ils sont responsables d’exécuter les directives qui leur sont données et, s’ils ne les exécutent pas, c’est aux élus de sévir à leur endroit pour leur négligence ; si les directives sont défectueuses, vagues ou absentes, c’est aux élus d’en répondre.

8. À noter que, même s’ils reçoivent des directives des autorités compétentes, les agents du SPVM et de la Sécurité publique ne sont pas des fonctionnaires au sens normal de l’expression.

Pierre Joncas

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