Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles

Quelle est la portée de la loi sur le patrimoine?

Leduc-Frenette Samuel - TC Media
Le 19 octobre, la Loi sur le patrimoine culturel (LPC) est entrée en vigueur au Québec. En vertu de celle-ci, les municipalités peuvent accorder un statut patrimonial officiel aux personnages, aux événements ou aux lieux historiques. Mais qu’en est-il du rôle des arrondissements dans la préservation de ce patrimoine?

Cette interrogation émane de la Société historique de Rivière-des-Prairies (SHRDP) qui, dans une lettre envoyée à l’Informateur, rappelle qu’elle a cruellement besoin d’espace pour stocker ses documents historiques.

Elle se demande par le fait même si cette loi protège aussi les dépôts d’archives, car on y retrouve, tels que mentionnés dans la LPC, « les savoir-faire, les expressions, les pratiques et les représentations transmis de génération en génération ».

Selon Philippe Rousseau, relationniste à la Division des affaires publiques, la Ville de Montréal et ses arrondissements sont soumis à la LPC. Sauf que si c’est la Ville-centre qui a le mandat d’accorder une reconnaissance patrimoniale à un personnage historique ou à un objet, ce sont les administrations locales qui doivent faire respecter ce statut.

Concrètement, c’est la Direction de la culture et du patrimoine de la Ville de Montréal qui étudie tout dossier soumis par le Conseil municipal pouvant mener à un statut patrimonial.

De leur côté, les arrondissements doivent traiter toute demande de permis pour des travaux de construction ou de rénovation sur une maison. Si ces travaux risquent de faire perdre à un bâtiment sa valeur historique reconnue, le permis peut être refusé.

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