« Je ne suis pas en politique pour y faire une carrière. J’ai la chance exceptionnelle de pouvoir changer les choses actuellement et c’est ce à quoi je m’emploie. Une fois cela fait, je vais retourner à l’enseignement », dit celui qui était, avant de devenir maire de l’arrondissement, chargé de cours dans le programme de maîtrise en administration des affaires pour cadres à l’Université du Québec à Montréal.
« L’enseignement me manque, admet-il. En plus, faire de la politique, c’est très difficile pour la vie personnelle… surtout en cette période. En plus, on a déjà réalisé 100 % de nos engagements politiques lors de nos trois premières années au pouvoir à l’arrondissement. Après le prochain mandat, si je suis réélu évidemment, je vais mettre un terme à ma carrière politique. »
M. Croteau affirme que tous les élus devraient faire de même: deux mandats au pouvoir, maximum. «Je ne parle pas au nom de mes collègues de Montréal ou de ceux de mon parti, c’est simplement mon opinion personnelle. Certains ne seront pas d’accord avec moi. Mais bon, je pense qu’en huit ans au pouvoir on a le temps de changer les choses, si on le veut vraiment. »
Du côté des conseillers de Projet Montréa élus dans Rosemont – La Petite-Patrie, soit François Limoge, Marc-André Gadoury et Érika Duchesne, le chef de cabinet du maire, Francis Côté, laisse savoir qu’ils ne souhaitent pas commenter la décision de M. Croteau.