« Plusieurs raisons expliquent notre départ de Masson vers le Technopole Angus, laisse savoir Marie-Hélène Côté, membre de Toxique Trottoir, organisateur de cet événement. Depuis l’automne dernier, on se questionne, on se demande comment on peut développer notre festival, lui assurer un avenir. On a regardé du côté de la SDA Angus parce qu’on retrouvait là un endroit vraiment inspirant. Et les contraintes logistiques y sont moins nombreuses que sur Masson, où il fallait voir à la sécurité et à la fermeture d’une rue commerciale importante de l’arrondissement. En plus, notre présence sur Masson dérangeait du monde et quelques commerçants aussi, ça, on le savait. Finalement, la SDA Angus et nous on s’est rapidement mis d’accord; on parle le même langage de développement. On n’avait pas cette vision commune de partenariat avec la SDC Masson. »
Le président de la SDC Masson, André-Marie Coudou, confirme le différent tout en insistant qu’il a toujours espéré arriver à un terrain d’entente avec les filles du Festival la rue Kitétonne.
« On investit depuis deux ans dans ce festival d’arts de la rue et on espérait maintenant pouvoir joindre notre vente-trottoir à leur événement. Mais elles ne voulaient pas. En tant qu’artistes, les filles disaient que ce festival ne pouvait s’associer à un événement commercial. C’est dommage, d’autant plus que Masson, leur terrain de jeux lors des deux premières éditions, est, justement, une rue commerciale », mentionne-t-il.
Selon le scénario de la SDC Masson, le Festival la rue Kitétonne se serait déroulé en même temps que la vente-trottoir, ce qui aurait permis aux commerçants d’ouvrir leurs boutiques jusqu’à minuit et de profiter de la foule venue voir les spectacles. « On voulait combiner les deux, dit M. Coudou. On a tout fait pour arriver à une entente, mais elles ne voulaient rien savoir. Toxique Trottoir voulait être maître de tout, sans s’impliquer avec les commerçants. Ça ne pouvait fonctionner.»
Maintenant, il reste à voir si l’événement connaîtra le même succès au Technopole Angus que sur la Promenade Masson. Pour Marie-Hélène Côté, cela est possible et réalisable. « On pense que les familles et les gens qui venaient déjà à notre festival seront de retour encore cette année. On est quand même tout près de Masson. On mise aussi sur la proximité de la piste cyclable qui mène au Plateau et sur la présence du quartier Hochelaga-Maisonneuve, juste au sud. Le Technopole Angus est un lieu encore plus central et on espère donc plus de monde que pour nos deux premières éditions. »
Malgré les événements, le président de la SDC Masson souhaite du succès aux filles de Toxique Trottoir. « J’espère que ce sera un événement génial, mais moins tout de même que leurs éditions antérieures. Ainsi, elles auront peut-être le goût de revenir sur Masson. Nous, on va essayer de les attirer à nouveau l’an prochain, c’est évident. »