C’est avec le nouveau maillot sur le dos que Richard Legendre nous reçoit dans les bureaux de l’organisation, situés sur la rue Sherbrooke, coin Viau. Derrière lui, on aperçoit le stade… En fait, ce qu’il en reste, puisque des travaux d’agrandissement y ont lieu actuellement, rendant l’endroit similaire à un champ de bataille.
« On ne pourra par présenter de match ici avant la mi-juin. D’ici là, on ajoute des estrades, pour arriver à 20 000 places, des loges, on refait les entrées et on prépare notre club à son entrée dans la MLS. On devra aller jouer au Stade olympique pour débuter… Oui, je peux dire que c’est un de mes plus gros défis en carrière. Si je peux m’expliquer en terme de hockey, c’est comme si les Bulldogs d’Hamilton devenaient le Canadien de Montréal et que le Centre Bell n’était pas prêt. C’est le même comparatif », dit-il.
Une nouvelle ligue, de nouveaux joueurs, de nouveaux adversaires, un nouveau stade; les équipes technique et marketing de l’Impact ont beaucoup de travail à faire d’ici au 17 mars pour convaincre les amateurs de soccer de suivre le club montréalais dans cette nouvelle aventure en MLS.
« On est au début de cet effort de communication, laisse savoir M. Legendre. On pense que l’engouement va venir, quand les gens vont voir l’équipe, les joueurs, qu’ils vont prendre possession du nouveau maillot. Le défi est justement celui-ci : exciter les gens. La notoriété de la ligue, la nouvelle équipe qu’ils pourront venir encourager, le haut calibre de jeu qui sera présenté à Montréal, voilà des éléments sur lesquels il faut miser pour y arriver. Il faut faire passer le message que c’est le retour du sport professionnel nord-américain d’été à Montréal. »
Montréal la victorieuse
On le sait tous, les Montréalais aiment les clubs gagnants et les événements de notoriétés. Richard Legendre le sait également et espère que l’Impact répondra rapidement aux attentes des amateurs de sports.
« Il faut bâtir une équipe qui se doit de performer. On est à Montréal, et on sait qu’il faut gagner vite. Les Alouettes sont là, le Canadien aussi. Mais il ne faut pas perdre de vue que nous sommes, nous aussi, une équipe gagnante. Nous avons remporté trois championnats de ligue et un championnat canadien en 18 ans. Ce n’est pas rien. On a une histoire nous aussi et il ne faut pas l’oublier. »