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Rosemont–La Petite-Patrie

Pas de taxe locale, promet le maire de RPP

Beauchemin Philippe - TC Media
Le maire de Rosemont – La Petite-Patrie le promet : il n’y aura pas de taxe locale lors du dévoilement du budget d’opération de la prochaine année. Mais il pourrait en être tout autre concernant la Ville-centre, laisse-t-il entendre.

Alors que les budgets transférés par Montréal à RPP sont gelés depuis sept années déjà, il est de mise de se demander si le maire de l’arrondissement, François W. Croteau, n’aura pas l’idée d’augmenter ses revenus par la mise en place d’une taxe locale.

Ce dernier s’y oppose : « Je peux vous garantir qu’il n’y aura pas de taxe locale, en aucun cas, dans Rosemont et La Petite-Patrie. Notre responsabilité est de trouver des façons de faire pour améliorer et rendre les services disponibles aux citoyens, et c’est à quoi nous travaillons. Cependant, avec ce gel récurrent de nos budgets, je ne peux promettre le même procédé à long terme. Les pressions budgétaires sont énormes et il faut y répondre. Il y aura peut-être des suppressions de postes ou des baisses de services, mais certainement pas une taxe locale. Ça ne fait pas partie de notre philosophie politique. »

Le maire Croteau poursuit: « De plus, ce n’est certes pas normal de recevoir un budget de PTI (Programme Triennal d’Immobilisations) de 24 M$, alors que l’arrondissement de Saint-Laurent, qui a une population et un territoire moindre que le nôtre, reçoit près de 85 M$. Il faut se battre contre ce genre de procédure. »

Tout comme pour le maire Croteau, le conseiller du Vieux-Rosemont, Pierre Lampron, croit que Montréal ira de l’avant avec une augmentation de taxe en 2012.

« Au regard de ce qu’on a entendu et vu à l’Hôtel de Ville de Montréal, je vous annonce déjà une augmentation majeure pour la prochaine année. De l’ordre de 3 à 6%, rien de moins. Sachez également qu’on va bientôt se retrouver avec 16% du budget total en remboursement de dettes. La Ville-centre cultive la même chose qu’en Grèce. Ça n’a pas de bon sens. C’est ce qui s’appelle vivre au-dessus de nos moyens. C’est indécent de la part de la part de l’administration montréalaise. »

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