Bien qu’elle n’ait pas eu à se battre pour obtenir sa médaille, Laprise sort grandit de cette première expérience outremer. Elle a remporté son premier combat avant de perdre son deuxième contre une athlète de la Géorgie. Son adversaire pour le combat pour l’obtention de la médaille de bronze a déclaré forfait.
« Ce séjour m’a permis de constater que je suis de calibre pour rivaliser contre ces filles. J’ai toutefois remarqué que leur technique de combat et leur préparation d’avant combat diffèrent des nôtres, note Laprise. Les Nord-Américaines s’inscrivent aux compétitions et font ce qu’elles peuvent. J’ai vu beaucoup de détermination chez les Européennes », ajoute celle qui s’est battue chez les poids moyens (55 kg à 62 kg).
Tous les coups son permis…ou presque
La Rosemontoise était d’ailleurs la seule Canadienne dans cette catégorie. En fait, seulement trois représentants du pays se sont déplacés en Hongrie, dont deux filles. « Le kyokushin est une discipline difficile. Je dirais que dans le karaté, c’est la spécialité la plus violente. Tous les coups sont permis sauf le coup de poing au visage et les coups dans les parties, les genoux et sur la colonne vertébrale. Il n’y a pas beaucoup de filles qui pratiquent ce type de karaté, explique Laprise.
Si je n’avais pas été accompagnée de mon entraîneur, qui détient une expérience internationale, jamais je ne me serais présentée en Hongrie. Aller dans ce genre de compétition est à nos risques. Les combattants ne visent que le K.O. »
Pour donner une idée de la préparation des athlètes pour ce tournoi versus les Canadiennes, Laprise se sert de l’équipe de Russie. « Les participantes devaient avant tout se qualifier dans leur pays. Moi j’ai seulement décidé de m’inscrire. »
Ce passage en Hongrie a permis à Laprise de croire qu’elle est en mesure d’en donner plus. Avant de s’envoler pour Eger, elle s’entraînait huit à neuf fois par semaine, pendant deux mois. « Je voulais participer à cette compétition et ensuite prendre une pause. Finalement, j’ai eu la piqûre. J’ai envie de m’entraîner encore plus. Je vise maintenant les mondiaux qui se tiendront au Japon en novembre 2012.