Voilà la précision que François Saillant, candidat de Québec solidaire dans le comté de Rosemont, a tenu à apporter au moment où des assemblées générales sont prévues, cette semaine, dans les cégeps et les universités, notamment au cégep Rosemont, le jeudi 16 août.
Sur le fond, M. Saillant estime que la lutte devra se poursuivre non seulement si le Parti libéral de Jean Charest est reporté au pouvoir, mais aussi si c’est la Coalition Avenir Québec ou même le Parti québécois qui sont élus le 4 septembre.
« La seule différence entre ces partis, c’est le montant d’augmentation des droits de scolarité considéré acceptable. Ils passent à côté du véritable débat. L’éducation n’est pas une marchandise et ce n’est pas le prix que tu payes pour étudier qui lui donne une valeur. L’éducation est un droit que nous avons le devoir et les moyens d’assurer, en garantissant la gratuité scolaire à tous les niveaux d’enseignement de la maternelle à l’université ».
Tout en précisant que la gratuité scolaire est une réalité dans certains pays européens, M. Saillant ajoute que, selon le cadre financier de Québec solidaire, l’abolition des droits de scolarité et des frais afférents à l’université coûterait 440 millions $ par an et qu’elle pourrait être entièrement financée par le rétablissement de la taxe sur le capital des entreprises financières.
Cette dernière remettrait annuellement 608 millions $ dans les coffres de l’État. C’est le gouvernement Charest qui a mis fin à cette contribution en 2008, ce qui scandalise M. Saillant.
« Où est la justice? D’un côté, le gouvernement libéral réduit la contribution des banques, alors que les six plus importantes d’entre elles ont au total engrangé des profits de 25,5 milliards $ en 2011. De l’autre, c’est aux étudiantes et aux étudiants qu’il demande de faire leur supposée juste part en accroissant leurs droits de scolarité! »