Rosemont–La Petite-Patrie

Candidats dans Rosemont : Que comptez-vous faire pour contrer la corruption?

(Thinkstock)

Léo Fradette, CAQ

Le gouvernement du Québec, ses composantes et toute la classe politique doivent regagner la confiance de la population. La Loi 1 d’un gouvernement de la Coalition Avenir Québec portera sur la création d’un poste de commissaire à l’intégrité, non seulement pour l’Assemblée nationale, mais pour les élus municipaux également. Toutes les règles d’attribution des contrats publiques seront révisées.

Ce n’est que l’hiver dernier que les libéraux ont cédé aux demandes fusant de toute part dans la population, le monde municipal et politique en créant la Commission Charbonneau. Et c’est probablement pour ne pas avoir à subir les contrecoups de la commission que le gouvernement Charest a déclenché des élections hâtivement. La CAQ s’engage résolument à prendre les mesures nécessaires pour faire le ménage.

Madwa-Nika Phanord-Cadet, PLQ

Le gouvernement libéral a mis en place des mesures coriaces pour lutter contre la corruption et la collusion. Nous avons créé l’unité anticollusion, l’unité permanente anticorruption, mis en place une commission d’enquête et adoptés plus d’une dizaine de lois. Aujourd’hui, des centaines de personnes travaillent quotidiennement pour barrer la route aux criminels.

Dans notre prochain mandat, nous poursuivrons les efforts déjà entrepris. L’équipe libérale peut compter sur des candidats solides comme Lise Thériault, Robert Dutil, Robert Poëti, Gilles Ouimet, Guy Ouellette et Jean Rousselle pour continuer le ménage. Peu importe votre allégeance politique et le domaine dans lequel vous travaillez, personne n’est au-dessus des lois.

Jean-François Lisée, PQ

Le PQ a une tradition éprouvée de lutte contre la corruption. René Lévesque et son équipe ont fait un grand ménage en 1976, on va en refaire tout un en 2012. C’est grâce à l’équipe du PQ que beaucoup de scandales ont été connus depuis deux ans. François Legault reprochait même au PQ de poser trop de questions sur la corruption au gouvernement! Si on l’avait écouté, Charest ne se serait pas senti obligé d’embaucher Duchesneau!

Pour fermer la porte de la politique aux profiteurs, on va limiter à 100$ les contributions aux partis politiques, on va limiter à trois les mandats des maires de villes de plus de 5000 habitants. Au niveau national, les élections vont être à date fixe et le Vérificateur général va pouvoir regarder les contrats donnés par les sociétés d’État, dont Hydro-Québec. On veut rendre le Québec aussi propre que le souhaitait René Lévesque.

Johanne Lavoie, Option nationale

Aujourd’hui, la corruption est implantée comme véritable système, il est important de la voir comme telle. Il ne s’agit pas uniquement de cas isolés. Le principal défi étant de régler le problème à la source. La présence de groupes d’intérêts particuliers (les lobbys) auprès du gouvernement doit être strictement encadrée, afin d’empêcher que des motivations autres que la saine gestion du domaine public soient prises en considération. Dans le but de se doter d’institutions et d’un état contemporain fiable, Option nationale propose d’instaurer le financement public à 100% des partis politiques. Cette mesure viendra régler efficacement, les retours d’ascenseur pour services rendus. Option nationale propose également de réviser le processus d’appel d’offres basé sur le plus bas soumissionnaire. Pour nous, il est fondamental de redonner confiance aux Québécois en leurs institutions, leur gouvernement et surtout, en la société qui les abrite.

François Saillant, QS

Non seulement la corruption est-elle immorale, mais elle prive l’État de moyens financiers pour renforcer les services publics et améliorer les politiques sociales.

Afin de faire toute la lumière sur ce phénomène lourd de conséquences, Québec solidaire propose d’instaurer une commission d’enquête publique ayant un mandat plus large que la Commission Charbonneau, puisqu’elle pourrait scruter les liens entre financement des partis politiques et octroi de contrats gouvernementaux dans tous les domaines d’activités de l’État dont Hydro-Québec et les secteurs de l’informatique et des services professionnels (avocats, architectes, etc.).

Il faut d’ores et déjà resserrer les règles sur le financement des partis politiques, notamment en abaissant les plafonds des dons individuels et des dépenses électorales. Le Directeur général des élections du Québec devrait disposer des ressources nécessaires pour effectuer efficacement son travail de vérification, d’inspection et de recherche. Des sanctions plus sévères devraient enfin être imposées aux contrevenants à la loi.

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