Depuis 2002, le groupe Le Réverbère travaille à trouver un endroit pour construire une coopérative destinée à cette clientèle. En 2006, l’organisme a fait une demande officielle à la Commission scolaire de Montréal pour faire l’achat du terrain et de bâtiment Marie-Victorin, fermé depuis quelques mois « en raison d’éléments structuraux qui pressentaient des dangers importants pour les locataires qui l’occupaient », comme on peut l’apprendre dans l’accord de principe intervenu le 12 décembre 2006 entre les deux entités.
« Il nous a fallu faire des pieds et des mains pour l’acquérir, mentionne Pierrette Leblanc, responsable des communications pour la coopérative. C’est le troisième endroit sur lequel on dépose une offre. Les négociations ont été difficiles, principalement avec le ministère de l’Éducation qui a pris deux ans avant de nous dire s’il allait se départir ou non de cette ancienne école. Mais voilà, maintenant, nous sommes rendus à l’étape de faisabilité de notre projet et tout indique que nous aurons une coopérative fonctionnelle dans environ un an. »
« Il faut comprendre, explique pour sa part Ariane Pichette Neveu, chargée des communications au bureau des commissaires de la CSDM, que le ministère nous demandait de considérer chaque bâtiment excédentaire que nous possédions en prévision d’un boom de nouveaux élèves. Nous avons dû démontrer qu’il en couterait trop cher de reprendre ce bâtiment; il nous aurait fallu le refaire au complet pour qu’il retrouve une vocation scolaire. On a finalement eu le « ok » du ministère à la fin de mai dernier pour procéder à sa vente. »
Des rénovations majeures auront lieu dans les prochaines semaines sur le bâtiment déjà existant pour solidifier le plancher du rez-de-chaussée. Selon les inspections effectuées dans les derniers mois, le reste de la structure est solide et permettra de le recycler et de l’utiliser dans le projet de coopérative.
Au final, Le Réverbère, dessiné par l’architecte Douglas Alford et soutenu par le Groupe-conseil en développement de l’habitation (Groupe CDH), sera constitué de 54 logements d’une ou deux chambres à même l’ancienne école – à laquelle on ajoutera un troisième étage et deux rallonges – de même que de 23 nouveaux de deux, trois et quatre chambres, que l’on retrouvera dans un bâtiment neuf érigé à l’arrière, donnant sur l’avenue Bourbonnière.
« On a déjà une liste d’attente assez longue, indique Mme Leblanc. Le projet est populaire tant chez les retraités de l’éducation que chez les citoyens qui cherchent un logement de type familial. »
Pour Diane de Courcy, « les gens interpellés dans ce dossier sont très heureux que, finalement, cela fonctionne. Il s’agit d’un réinvestissement intéressant de la part de Québec dans le monde de l’enseignement. »