Il n’y a pas si longtemps, nous nous déguisions avec ce que nous trouvions dans le fonds de nos tiroirs. Un rien faisait l’affaire. Tout le monde fêtait, du plus jeune accompagné de ses parents et qui demandait des bonbons en sonnant aux portes au plus vieux qui s’en donnait à cœur joie dans des fêtes plus ou moins arrosées! Cette fête qui remonte à nos ancêtres gaulois s’est quasi inscrite dans notre mémoire collective. Eux, clôturaient une année en éteignant tous les feus pour en repartir un nouveau. C’était leur façon d’exorciser les malheurs qui avaient pu s’immiscer pendant l’année.
Mais nous, en ce XXIe siècle, que fêtons-nous, qu’exorcisons-nous ? Jouons-nous à envisager en face la mort en nous apeurant avec les crânes, les squelettes, les sorcières et tous nos déguisements horrifiants ? Pourquoi tout ce branle-bas autour du spectre de la mort qu’on agite effrontément ? Voulons-nous exorciser la mort ? Notre mort ? Ou plutôt, avec tout ce tintamarre, voulons-nous nous étourdir!
Est-ce une recherche de rassemblement pour éloigner le spectre de la solitude si omniprésente dans notre siècle de communication instantanée mais parfois superficielle? Cette fête serait-elle un exutoire qui voudrait chasser la déprime saisonnière associée à la longueur des nuits ?
Et vous, fêterez-vous l’Halloween ?
De toute façon, bon automne ! Et bonne entrée dans ces jours plus courts avec une bonne dose de joie et de lumière dans les yeux !