Le couvert boisé de Saint-Léonard n’est pas à envier. À la suite du dévoilement du Plan d’action canopée 2012-2021, l’arrondissement se classe au dernier rang, avec un indice de canopée de 9 %, soit 11 points de pourcentage sous la moyenne montréalaise.
« Nous prenons les mesures nécessaires pour assurer la protection et la préservation de tout arbre rare, mature, centenaire ou d’intérêt local, situé tant sur le domaine public que sur la propriété privée. Nous avons notamment été le premier arrondissement, en mai dernier, à adopter un règlement sur la protection des arbres remarquables », a indiqué le maire de l’arrondissement, Michel Bissonnet, pour montrer que des mesures sont prises pour améliorer les espaces verts du quartier.
Actuellement, ce n’est que 6 % du territoire léonardois qui est consacré aux espaces verts, chiffre en dessous de la moyenne montréalaise qui est de 10 %.
Lorsqu’on ajoute les municipalités au palmarès, Saint-Léonard se classe au 33e rang sur 34.
Comme l’indique l’étude de 2011, le secteur résidentiel léonardois occupe plus de la moitié du territoire, mais contient seulement 25 % de la canopée de l’arrondissement. D’ailleurs, 9950 arbres sur les 19 550 projetés dans l’arrondissement devront être plantés sur le domaine privé résidentiel.
« Les îlots de chaleurs, on les vit là où les sols sont minéralisés. Nous devons être capables de planter aujourd’hui pour créer un ombrage dans le futur, mentionne Ronald Laurin, chef de division voirie, parc et espaces verts. Nos principaux partenaires sont les citoyens. Il y a donc un effort continuel à faire pour sensibiliser les résidents ».
Au cours de la dernière année, l’arrondissement a produit différents fascicules qui ont été distribués aux résidents pour les sensibiliser à la valorisation de l’arbre.
« Parfois, les citoyens perçoivent les arbres comme une nuisance à cause des branches ou du miellat par exemple. Nous voulons leur montrer que l’arbre offre des avantages surtout en milieu urbain », soulève M. Laurin.
Pour ce qui est du secteur industriel, qui occupe 17 % du territoire, l’indice de canopée y est de 2,5 %, alors que l’indice cible de ce secteur est de 15 %. Dans le rapport, il est recommandé à l’arrondissement d’établir un partenariat avec les entreprises privées. Avenue qui sera explorée dès l’automne grâce au programme Ma rue, Mes arbres, souligne le chef de division – relations avec les citoyens et communications, Richard Caron.
Il explique qu’au cours des cinq prochaines années, l’arrondissement prévoit déjà la plantation de quelque 300 arbres par année, que ce soit dans le domaine public (parcs et rues) ou privé (résidences et entreprises).
Montréal veut augmenter le couvert boisé de l’île
Adopté en juin dernier, le Plan d’action canopée 2012-2021 vise à faire passer l’indice de couvert arborescent sur l’île de Montréal de 20 % à 25 % et ce, d’ici 2025. Des 300 000 arbres qui devront être plantés pour atteindre cet objectif dans les 19 arrondissements montréalais et les autres municipalités de l’île, environ 20 000 devront l’être à Saint-Léonard.
C’est à partir de l’indice de canopée de l’île de Montréal, qui a été évalué à 20,3 % à l’aide de photographies aériennes prises en 2007, qu’une étude a établi en 2011 qu’une hausse de cinq points de pourcentage était nécessaire. Cela équivaut à planter en 10 ans autant d’arbres (300 000) que pourraient en contenir par exemple, 65 parcs La Fontaine.
« Les arbres rafraîchissent et assainissent l’air, luttant ainsi contre certaines maladies, interceptent les eaux de ruissellement, diminuant du coup les risques de saturation des canalisations d’égout, reporte la minéralisation du territoire et donnent une plus-value aux propriétés », rappellent les auteurs du Plan d’action.
« Où sont les îlots de chaleur, il y a absence de végétation. Ce n’est pas compliqué », affirme de son côté Daniel Desjardins, chef de la division arboriculture à la Direction des grands parcs et du verdissement de la Ville de Montréal.
Avec la collaboration de Samuel Leduc-Frenette