Le local du centre Leonardo da Vinci laissé vacant par le déménagement de la cour municipale à la Place Versailles sera finalement occupé par les employés de la Direction des travaux publics, de l’aménagement urbain et des services aux entreprises de l’arrondissement de Saint-Léonard. C’est ce qui a été annoncé lors de la séance du conseil du 3 juillet. Un revirement de situation dans ce dossier qui avait finalement été confié le mois dernier au directeur de l’arrondissement, Gilles Rainville.
Dans le cadre de son mandat, M. Rainville a eu à analyser quatre options pour l’utilisation du local situé au 8380, boulevard Lacordaire soit la modification du règlement de zonage, de façon à retirer certains usages autorisés dans cette zone dite communautaire; l’acceptation de la demande de modification émise par les responsables du centre Leonardo da Vinci pour l’ajout de l’usage « services immobiliers »; l’utilisation du local aux fins d’occupation par l’arrondissement et finalement de proposer le local à des organismes communautaires aux conditions du bail à intervenir avec le centre Leonardo da Vinci.
C’est finalement la troisième option qui a été retenue. Ainsi, les conseillers ont refusé, tel que l’avait recommandé le comité consultatif d’urbanisme (CCU), la demande de modification au règlement de zonage pour l’ajout d’un usage. Le local a été loué à l’arrondissement de Saint-Léonard aux fins d’occupation par les employés de la division de l’urbanisme et la section qualité du milieu de la Direction des travaux publics, de l’aménagement urbain et des services aux entreprises. De plus, le règlement de zonage a été modifié de façon à retirer les usages commerciaux de cette zone.
Rappelons que lors de la séance du conseil du 2 avril, les responsables du centre communautaire avaient demandé une modification de zonage pour l’ajout du « service immobilier » dans les usages permis dans le local laissé vacant par la cour municipale.
Après avoir évalué la demande, le CCU avait recommandé aux conseillers de refuser la demande. Selon le comité, l’ajout de cet usage allait à l’encontre de la vocation communautaire du centre.
Une séance d’information a eu lieu le 19 avril afin que les résidents de Saint-Léonard puissent s’exprimer sur la question. Lors de cette soirée, les responsables du centre communautaire sont venus expliquer les motifs de leur demande. Après une séance d’information où le ton entre les citoyens et certains responsables a monté à quelques reprises, les conseillers ont convenu de prendre une décision dans les semaines suivantes.
Au mois de mai, les élus ont mandaté M. Rainville pour qu’il puisse évaluer si d’autres locataires pourraient occuper ces locaux.