L’ancienne agente de sensibilisation se dit prête à relever ce nouveau défi. Faisant partie de l’équipe de l’éco-quartier depuis le début de l’aventure, elle connaît bien les dossiers qui l’attendent.
« On a su quand même d’avance que Didier nous quittait, ce qui nous a laissé le temps de faire la formation d’Esther et de lui transférer les dossiers. Elle est déjà super impliquée dans tout ce qui s’en vient.
« Esther était super qualifiée pour ce poste. En fait, elle était surqualifiée pour le poste qu’elle occupait avant. Il était donc normal qu’elle prenne la relève », fait valoir la patronne de la nouvelle coordonnatrice, Paula Berestovoy.
En effet, Mme Tremblay détient un certificat en écologie et un baccalauréat en environnement, en plus d’avoir complété un programme court en éducation relative à l’environnement.
La transition devrait donc se faire sous le signe de la continuité. Malgré tout, Mme Tremblay compte bien apporter sa propre couleur (le vert!) aux différents projets de l’éco-quartier.
« Ce que j’aimerais donner au projet, c’est de la créativité. Je trouve que c’est important de faire les choses différemment. Ça fait longtemps que l’on parle d’environnement et je crois qu’il faut apporter un peu de piquant à tout ça », avance la principale intéressée, avec enthousiasme.
Un c’est bien, mais deux c’est mieux!
Depuis le départ de son collègue, Mme Tremblay assume la majorité des tâches, seule. Pour sa part, Mme Berestovoy, chargée de projet pour Nature-Action – organisme qui gère l’éco-quartier – est présente dans les locaux de la rue Jarry à raison d’une journée par semaine.
« C’est sûr que c’est tranquille, mais les Amis de la peinture seront de retour à la mi-janvier, ça risque donc de mettre un peu de vie dans la bâtisse », rationnalise Mme Tremblay.
Malgré tout, celle-ci est fort occupée et n’a pas le temps de se tourner les pouces. Bien que le plan d’intervention pour 2012 ait déjà été préparé, certains documents doivent encore être rédigés.
Un nouvel employé devrait être embauché au printemps pour combler le poste vacant d’agent de sensibilisation.
« C’était prévu, car le contrat d’Esther se terminait en décembre. Le poste de technicien qui devra être comblé est un poste saisonnier, du début avril à l’automne. L’hiver, il n’y a pas des millions de projets. Même si on engage quelqu’un tout de suite, il faut trouver du travail à lui faire faire. Pour l’instant, cette dépense n’est pas justifiée », explique Mme Berestovoy.
ICI et médias sociaux
Au cours de la dernière année, l’éco-quartier a principalement axé ses interventions sur la mise en place de la collecte sélective et la distribution de bacs de récupération roulants. En 2012, l’organisme envisage concentrer ses efforts sur les institutions, les commerces et les industries (ICI).
« Ils ont maintenant accès à la collecte sélective du réseau municipal, mais plusieurs l’ignorent encore. Il faut faire de la sensibilisation auprès d’eux, car la majorité des citoyens sont déjà au courant des mesures en place », annonce Mme Berestovoy.
L’organisme compte également développer sa plateforme Internet et son usage des médias sociaux. Depuis son lancement, la page web de l’éco-quartier a accueilli près de 300 visiteurs et plus de 900 internautes ont exprimé leur opinion lors du vote en ligne pour le concours de sacs, tenu au mois de décembre.