Après 35 jours de campagne et beaucoup incertitude quant au choix que feraient les Québécois dans l’élection de leur prochain gouvernement, les Léonardois ont décidé d’offrir un second mandat à la candidate libérale sortante dans la circonscription de Jeanne-Mance – Viger, Filomena Rotiroti.
Pour Mme Rotiroti, qui a obtenu une très confortable majorité (16 130 voix sur son plus proche rival, le candidat caquiste), cette victoire traduit un geste de confiance de la part des citoyens.
« J’ai fait une campagne comme en 2008. J’ai été présente sur le terrain. J’ai essayé de rencontrer les citoyens et les différents intervenants du quartier », mentionne la députée.
Elle ajoute toutefois que la campagne était tout de même différente de la précédente. « C’était spécial comme climat. Nous avons eu beaucoup de pancartes vandalisées, ce qu’on n’avait pas eu dans le passé. De plus, je n’ai pas eu la chance de croiser mes adversaires. Une seule fois, j’ai vu Julie Surprenant, la candidate d’Option nationale, à la sortie du centre BADR», indique Mme Rotiroti.
Au niveau national, la députée estime que le Parti libéral du Québec était peu présent. « J’ai eu l’impression qu’on nous disait perdant dès le début de la campagne. Je ne crois pas que ç’a beaucoup influencé le vote, les citoyens nous ont tout de même fait confiance, nous avons quand même 50 députés élus », dit-elle, considérant que cela reflète une certaine victoire pour le parti.
Bien que son parti passe du côté de l’opposition, Mme Rotiroti voit cela comme rassurant pour les citoyens.
« Quand on veut un changement, on essaie d’élire un gouvernement majoritaire. Les Québécois veulent qu’on reste les chiens de garde », croit-elle.
Quant au départ du premier ministre Jean Charest, Mme Rotiroti considère que son chef a été très serein dans sa décision.
« Je pense que ç’a été réfléchi. Il souhaite passer plus de temps avec sa famille. J’étais dans l’organisation du parti avec M. Charest lorsqu’il est devenu chef. Je n’ai jamais travaillé avec quelqu’un d’autre que lui, mais je comprends son choix, il a fait ce qu’il devait faire pour le Québec », déclare la députée.
Quant à la succession de M. Charest, Mme Rotiroti préfère ne pas s’avancer sur la personne qui occupera son poste.
Plus localement, la députée de Jeanne-Mance – Viger souhaite continuer à travailler en étroite collaboration avec les différents acteurs du milieu ainsi qu’avec l’arrondissement.
« Pour moi, c’est un honneur de représenter pour une seconde fois la circonscription alors je vais continuer à être à l’écoute de leurs besoins et de leurs préoccupations », soulève-t-elle.