Saint-Léonard

Le dossier du centre Badr en justice

Depuis plus de quatre ans, le centre islamique Badr (CIB) sis au 8625, boulevard Langelier contrevient au règlement de zonage de l’arrondissement. Lors de la séance du conseil du 3 juillet, les élus ont autorisé le Service des affaires juridiques et de l’évaluation foncière de la Ville de Montréal à intenter toutes les procédures judiciaires nécessaires pour faire cesser cet usage de non-conformité. Le centre communautaire serait utilisé comme lieu de culte alors que le zonage ne le permet pas.

« Nous avons fait plusieurs rencontres avec eux, on a remis des avis d’infraction lorsqu’ils ne traversent pas le boulevard aux intersections ainsi que des constats, car ils ne respectent pas le zonage permis », a indiqué le directeur de l’arrondissement, Gilles Rainville, à sa sortie de la séance du conseil.

Le CIB indique sur son site Internet qu’il offre des « services à vocation religieuse, éducative, sociale et culturelle aux membres de la communauté musulmane et à toute personne qui désire connaître ou approfondir ses connaissances de la religion islamique ».

« On est en train de faire des démarches, il y a des pourparlers avec l’arrondissement. On a des projets en vue », confie le président du CIB, M. Yassine, sans vouloir donner des détails sur la situation.

Questionné à savoir s’il est conscient que le CIB ne respecte pas le zonage depuis de nombreuses années, il répond modestement « oui et non ». Il ajoute qu’il s’agit d’une question de compréhension du terme « cérémonie ». Selon ses dires, lorsque le centre s’est établi à Saint-Léonard, on leur a autorisé d’être un lieu de culte, mais « sans cérémonie religieuse ».

Pourtant, sur le site Internet du CIB, il est indiqué dans l’onglet Prêches du vendredi que des enregistrements sont disponibles sur la page YouTube de la mosquée. Or, par définition, une mosquée désigne le lieu de culte des musulmans.

À l’arrondissement, on n’a pu indiquer quand le dossier pourrait faire l’objet d’une décision. « On ne peut pas dire de date. La justice des fois ça peut prendre quelques mois avant que ça se règle », a conclu M. Rainville.

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