Sud-Ouest

Un festival sous le signe du multiculturalisme

C’est le 3 août, au parc Hibernia, qu’avait lieu la troisième édition du Festival interculturel de Pointe-Saint-Charles organisé par le Centre africain de développement et d’entraide (CADE).

L’événement mis sur pied en collaboration avec la Ville de Montréal se voulait une occasion de rapprocher les cultures et de permettre aux citoyens de mieux se connaître. «L’objectif du festival est de favoriser et faciliter l’intégration des communautés africaines à travers le partage de l’art et de la culture avec le public», a rappelé le président du CADE, Liévin Mudi Wa Mbuji Kabeya.

Durant cette journée, on a eu la chance d’admirer le travail d’artisans et goûter des mets typiques. On a aussi pu entendre plusieurs groupes musicaux dont la formation québécoise Expérience Hendrix, L’Alliance Carmona (espagnol-latino), Le Rocher (congolais), le groupe de François Vienneau et Les Lions noirs.

Le festival «est une manifestation multidisciplinaire et interculturelle pour la promotion et la célébration de notre triple identité et notre culture africaine, québécoise et canadienne avec pour objectif la communion avec la population de Pointe-Saint-Charles», a souligné Liévin Mudi Wa Mbuji Kabeya.

François Vienneau a pour sa part témoigné d’une expérience intéressante. «Une jeune femme est venue nous voir après le concert, a-t-il relaté. Née à New York mais congolaise d’origine, elle a toujours renié sa culture, pour ne pas être rejetée par son entourage. Elle a donc adopté la culture américaine pour se rapprocher des autres. En voyant notre groupe de jeune Québécois faire hommage à la musique africaine, elle m’a dit avoir subi un choc et se sentir extrêmement touchée de nous voir l’accepter à bras ouverts. En me racontant son témoignage, elle n’a pu s’empêcher de pleurer.» Pour François Vienneau, le festival «a donc permis à au moins une personne de renouer avec ces racines».

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