Faire un chèque pour appuyer la cause, c’est déjà très bien. Mais Savitri Bastiani voulait faire plus. Inspirée par le combat que mène une bonne amie contre la maladie, la résidante du Sud-Ouest a décidé d’effectuer l’ascension du camp de base de l’Everest afin de recueillir des fonds pour la recherche sur le cancer.
En compagnie d’une vingtaine de marcheurs, Savitri Bastiani prendra part au Challenge SRC de la Société de recherche sur le cancer du 26 octobre au 11 novembre.
Ce trek, la jeune photographe et designer âgée de 28 ans le fera «surtout» pour Pascale Des Landes, une amie qu’elle a connue en 2005 et avec qui elle a travaillé pendant quatre ans. «Ça faisait un bout de temps que je voulais faire quelque chose pour l’aider», confie Savitri.
C’est en 2004 que Pascale, alors âgée de 31 ans, reçoit le terrible diagnostic: cancer du sein. En 2010, la maladie se propage notamment aux os dans la colonne vertébrale et à la hauteur du bassin.
Pascale continue de lutter et ne perd pas espoir. Savitri ne cache pas son admiration. «C’est une amie avec une force incroyable, qui m’impressionne énormément par son courage et sa joie de vivre», dit-elle. «Malgré sa maladie, elle réussit à garder le moral et à profiter de la vie comme elle le peut. Une inspiration pour moi.»
Sensible à la cause, Savitri cherchait donc une manière de faire la différence. C’est par hasard qu’elle a appris l’existence du Challenge SRC. «J’étais assise dans le métro et j’ai vu l’affiche, relate-t-elle. C’est comme ça que j’ai su que la Société de recherche sur le cancer existait.» En décembre dernier, elle a décidé qu’elle serait de l’expédition.
Le challenge prend diverses formes. Certains choisissent de gravir le Kilimandjaro. D’autres décident de courir le marathon de Lausanne ou de marcher sur la Grande muraille de Chine. Savitri a opté pour l’ascension du camp de base de l’Everest. Bonne marcheuse, elle a effectué un trek au Pérou en 2010. «Je suis tombée en amour avec l’expérience», dit-elle.
Situé à une altitude de 5400 mètres, le camp de base de l’Everest, c’est la base logistique des différentes expéditions qui ont lieu depuis le Népal. C’est aussi le terminus des trekkings permettant de s’approcher le plus près du toit du monde. Le périple promet d’être exigeant avec de 5 à 7 heures de marche par jour, signale Savitri.
Collecte de fonds
Pour prendre le départ, les participants doivent recueillir chacun au minimum une somme de 10 000$.
Les choses se présentent bien pour Savitri Bastiani, mais elle a besoin de l’aide de la communauté.
Elle a notamment organisé une exposition de ses photographies, une série de portraits, qui a connu un beau succès – un projet personnel qui lui tenait à cœur portant sur les tatouages, explique-t-elle. D’autres événements sont à venir.
On peut encourager Savitri, et appuyer la recherche sur le cancer, en effectuant un don par le biais de sa page personnelle à http://src-crs.ca/3822.