Dans la Petite-Bourgogne, la belle saison rime avec jardinage pour les aînés du Centre Saint-Antoine et des Habitations Les Fleurs, qui cultivent leurs potagers et jardinets sur balcon.
Ces potagers collectifs et jardinets aménagés sur balcon se démarquent par leur originalité et la portée de leurs retombées sociales, tant auprès des utilisateurs que de la communauté.
Ce projet a été développé par l’éco-quartier du Sud-Ouest en collaboration avec les professionnels du Centre Saint-Antoine, le comité de locataires des Habitations Les Fleurs, la Coalition de la Petite-Bourgogne/Quartier en santé ainsi que l’Office municipal d’habitation de Montréal. Il bénéficie de l’appui financier de la députée de Saint-Henri–Sainte-Anne et ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais.
À travers le jardinage, le projet permet aux aînés d’améliorer leur milieu de vie et de renouer avec la nature et l’environnement. Il leur offre l’opportunité d’enrichir leur vie communautaire, de se valoriser et de continuer à s’épanouir. On estime aussi qu’il influencera leur santé en les incitant à consommer des fruits et légumes frais, et en favorisant le plein air et l’exercice physique.
Le projet implique non seulement l’aménagement d’un potager collectif et des jardinets, mais il comporte aussi un volet social. En effet, tout au fil de la belle saison, diverses activités, dont des ateliers de jardinage, des fêtes, des jeux, des visites et des échanges seront organisées.
«Ce projet aidera nos aînés à rompre l’isolement, à accroître leur estime de soi, leur sentiment de sécurité, et surtout, à développer une vie plus active», constate avec satisfaction Marguerite Blais.
Certaines des activités réalisées au cours de l’été seront menées conjointement avec les membres d’un autre jardin du quartier cultivé par des familles de nouveaux arrivants et de nombreux enfants. Ce qui fait dire à Mélanie Bélanger, coordonnatrice-animatrice à l’éco-quartier du Sud-Ouest, que le projet est à la fois multigénérationnel et multiculturel. Il permet aux aînés d’étendre leur réseau de relations, entre autres auprès des plus jeunes membres de la communauté.
Le projet cherche aussi à mettre en valeur le bagage culturel, identitaire, horticole et culinaire des aînés, «un héritage trop souvent négligé», note Mélanie Bélanger; un héritage qui sera mis en lumière grâce à l’élaboration à l’automne, par les participants, d’un recueil de textes portant sur leur expérience.