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Sud-Ouest

Les membres du POPIR-Comité Logement votent en faveur de la grève sociale

Réunis en assemblée générale, les membres du POPIR-Comité Logement ont voté majoritairement en faveur du principe de la grève sociale pour «faire reculer le gouvernement Charest sur ses politiques néolibérales».

Ce geste s’inscrit dans le contexte social et politique nourri depuis quelques mois par la crise étudiante.

C’est la première de son histoire que l’organisme choisit un tel moyen de lutte pour faire avancer la cause des plus démunis, a souligné Patricia Viannay, porte-parole du POPIR-Comité Logement.

Aussitôt qu’un «plancher significatif d’organismes en fera de même», le POPIR a fait savoir qu’il «suspendra ses activités régulières et consacrera toute son énergie à la lutte collective contre les politiques de tarification – dont la taxe santé de 200$ –, de privatisation des services publics, contre la Loi 78 et en faveur de mesures fiscales et économiques progressives».

Le POPIR et ses membres entendent travailler durant l’été afin que «d’autres groupes du Sud-Ouest et d’autres comités logement répondent à l’appel lancé par le mouvement étudiant pour la grève sociale».

Lors de son récent congrès, le Front d’action populaire en réaménagement urbain, regroupement dont le POPIR fait partie, a invité tous ses membres à aller chercher un tel mandat.

Concrètement, quelle forme prendrait pour le POPIR cette grève sociale? «Les locaux seraient ouverts. Les gens ne trouveraient pas des portes closes», a expliqué Mme Viannay. Mais le temps de la grève, les citoyens seraient référés au bureau de la députée Marguerite Blais.

L’organisme se consacrerait à mobiliser la population, à organiser ou participer quotidiennement à des manifestations, des actions de perturbation économique, des activités d’éducation populaire et autres.

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