Le 30 octobre 1995, le Québec a tenu un deuxième référendum sur son indépendance. La date demeure un souvenir indélébile de notre mémoire collective. Si la province a ultimement choisi de demeurer au sein de la fédération, familles, quartiers et communautés se sont déchirés entre les camps du Oui et du Non. Vingt ans plus tard, TC Media a demandé à certains élus de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension de nous raconter leur point de vue, cette journée marquante et de nous parler de l’héritage référendaire.
Dans le territoire, le vote du Non l’a emporté avec 62,78% des voix. Le taux de participation dans le quartier était de 94%
«La marée de gens dans la rue avec des pancartes soit pour le comité du Oui ou le comité du Non, une mobilisation humaine incroyable. Les résultats étaient très serrés et ce fut un bel exercice démocratique», Anie Samson, actuelle mairesse de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, était alors conseillère dans le district de Villeray lors du référendum.
«Je n’avais pas encore 18 ans lors du référendum. J’ai fait du bénévolat pour le comité du Oui, avec une vingtaine de mes amis du secondaire. Pour moi et pour beaucoup de Québécois, ce fut une prise de conscience que le Québec pouvait s’ouvrir sur le monde, devenir un pays à l’égal des autres. C’est un événement extrêmement important dans la vie d’un peuple. Le projet d’indépendance du Québec se réalisera, j’en suis extrêmement convaincue», actuelle conseillère de Villeray et ancienne députée péquiste.
