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Des migrants ont reçu un avis d’expulsion d’un secteur de “la jungle” à Calais

In this Feb. 5, 2016 photo, French riot police officers patrol in the migrant camp in Calais, north of France. Mysterious armed groups are on the prowl, targeting migrants in night attacks in Calais and other migrant haunts in northern France, sowing fear among the displaced travelers living in squalid slums in hopes of sneaking into Britain but also deepening concerns Calais is becoming a tinderbox fueled with anti-migrant rage and a breeding ground for nationalists. (AP Photo/Thibault Camus)

PARIS — Des centaines de migrants vivant dans le vaste camp improvisé de Calais, dans le nord de la France, ont reçu un avis d’expulsion les obligeant à démonter leurs tentes et maisons de fortune et à déplacer leurs possessions d’ici quatre jours.

Les résidants du secteur sud du camp, surnommé “la jungle”, doivent avoir quitté les lieux avant mardi, 20 h. Cette portion du terrain sera alors nettoyée par les autorités, indique l’avis d’expulsion de la préfecture du Pas-de-Calais. La police évacuera ceux qui refusent de quitter.

Les autorités estiment que de 800 à 1000 migrants, principalement originaires de pays en conflit du Moyen-Orient ou d’Afrique, vivent dans le secteur touché par l’ordre, où se sont établis des cafés, des magasins, des mosquées et des églises. Ils se sont installés dans “la jungle” dans l’espoir d’arriver à traverser la Manche pour se rendre au Royaume-Uni.

Il y a une semaine, la préfète Fabienne Buccio avait annoncé qu’ils devraient être relocalisés, soit dans des conteneurs chauffés installés non loin de là, soit dans des centres d’accueil dans différentes régions de la France. Elle avait indiqué que le secteur sud du bidonville de 18 hectares serait démantelé et que ceux qui y vivent avaient une semaine pour quitter.

Selon des groupes humanitaires, il y a plus de 1000 personnes vivant dans la section visée par le démantèlement.

Huit associations qui oeuvrent dans le camp, dont Médecins du monde, ont adressé jeudi une lettre ouverte au ministre français de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, déplorant que les choix offerts par l’État aux migrants étaient “très loin de répondre aux besoins et aux problèmes rencontrés”. Les groupes prédisent que les migrants qui refusent les options qui leur sont offertes se réinstalleront un peu plus loin sur la côte, à Grande-Synthe.

Le ministre a répondu, par écrit, que l’évacuation irait de l’avant, mais “progressivement”.

Plusieurs problèmes ont été mentionnés pour expliquer l’ordre d’expulsion, de la violence des migrants qui tentent de ralentir la circulation pour sauter dans un camion aux tensions grandissantes entre les migrants et les citoyens opposés à l’immigration illégale. Des problèmes d’hygiène et de mauvaises conditions de vie sont aussi évoqués.

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