Mobilité

Les usagés roulent et roulent

Il y a une décennie, moins du tiers (28 %) des voitures achetées neuves 15 ans auparavant roulaient en­core, dit DesRosiers Automo­tive Consultants. Aujour­d’hui, 44 % des voitures achetées neu­ves il y a 15 ans sont encore sur la route. Même qu’aujourd’hui, une voiture sur dix âgée de 20 ans a encore des chances de circuler.

La donne varie cepen­dant se­lon qu’on parle d’un véhi­cule américain ou im­porté (voitures et ca­mions confondus). Ainsi, les GM, Ford et Chrysler de ce monde affichent aujour­d’hui un «taux de longévité» de 46 % après 15 ans, une nette avancée par rapport aux 35 % enregistrés au tournant du millénaire.

Mais l’écart est encore plus grand au sein des mar­ques importées (asiatiques et européennes); le nombre de leurs véhicules qui, après 15 ans, circulent encore aujour­­d’hui est de 56 %. C’est plus d’un véhicule sur deux, ça. Et si la tendance se maintient, ça sera deux véhicule sur trois avant la fin de la présente décennie.

Mais qu’est-ce qu’un taux de longévité en hausse peut bien changer? Cela fait que plus ça va, et plus les véhicules usagés peuvent rouler encore et encore. Autrefois, faire l’acquisition d’une voiture vieille de huit ou neuf ans, c’était faire l’acquisition d’un bolide sur le point de trépasser.

Aujourd’hui, les véhicules de cet âge ne sont qu’en milieu de vie et ont encore plusieurs longues et bonnes années à offrir. Du coup, leur valeur de re­vente augmente, et ça lais­se plus de sous en poche pour celui qui s’en départit. Ainsi, la transaction moyen­ne dans l’usagé se chiffrait, en 2000 au Canada, à 10 149 $. En 2009, elle était de 10 729 $, soit une augmentation de 6 %.

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