Mobilité

Honda Pilot: c'est l'amour!

Quatre mille kilomètres dans les Maritimes en six jours avec le Honda Pilot, et c’est toujours l’amour, et ce, grâce à son confort et à sa polyvalence autant qu’à sa douceur de roulement. Même qu’on apprécie l’utilitaire comme moyen de transport, mais aussi comme cinéma-maison, voire comme chambre à coucher…

À bord de n’importe quel autre véhicule, parcourir 4 000 kilomètres en six jours pourraient signifier maux de dos, courbatures et écÅ“urantite aiguë. Pas avec le Pilot : les sièges avant, très larges, offrent un bon maintien et sont confortables, même après 12 heures de route. La position de conduite est plus élevée que la moyenne, et on aime que le levier de la transmission, verticalement accroché à la planche de bord, tombe sous la main. L’insonorisation est top, la finition, impeccable, et pas un «squick» ne vient troubler l’habitacle même quand le véhicule s’offre une escapade hors-route.

Par contre, même après une semaine passée à manipuler les commandes, il faut encore bizouner pour trouver ses aises. Visuellement, le coup d’Å“il impressionne, avec tous ces pitons qui foisonnent, mais il faudrait rappeler à Honda que c’est un véhicule qu’on veut conduire, pas un avion, aussi «Pilot» soit-il.

La version qu’on a essayée (Touring), équipée pour se vendre dans les 50 000 $, proposait un centre de divertissement. Du coup, notre Pilot s’est transformé, le soir venu, en cinéma-maison, avec un impressionnant son audio Surround qui a fait résonner les graves jusque dans les pneumatiques.

En outre, la vitre arrière avait le bonheur de s’élever indépendamment du reste du hayon; c’était parfait pour l’aération de ce véhicule qui se convertissait en un éclair en une chambre à coucher – avec vue sur l’Atlantique, s’il vous plaît. Croyez-le ou non, un matelas King est parvenu à se caser au-dessus des banquettes rabattues.

En effet, il est grand, grand, le Pilot. Et à son vaste intérieur s’allie une multitude de rangements très pratico-pratiques. L’espace passager (jusqu’à huit occupants) est généreux partout, même sur la troisième banquette.

Autre vertu de l’utilitaire : sa douce motorisation V6 de 3,5 litres. Les accélérations sont linéaires, la transmission travaille en toute transparence, et sans qu’on s’en rende compte, on dépasse allègrement les limites de vitesse prescrites. Certes, avec ses 250 chevaux, le Pilot n’a pas le dynamisme qu’on voudrait en dépassement et il faut patienter un moment avant que la réponse anticipée se fasse sentir. On a beau «overdriver», la boîte automatique cinq rapports se fait un brin paresseuse, et on se surprend à chercher un mode séquentiel qui n’existe pas.

Pour sa taille, le Pilot se montre relativement agile en stationnement, grâce à un rayon de braquage sous les 12 mètres. La direction offre une très bonne connexion avec la route, et le freinage est facile à doser, malgré un poids de deux tonnes métriques. Petit bémol quant à la suspension cependant : trop molle, elle rebondit indûment sur les cahots. La contrepartie est une garde au sol qui se respecte – à 204 mm, ça passe beaucoup plus souvent que ça casse – et, surtout, un confort inégalé même sur les chemins les plus défoncés.

Articles récents du même sujet

Exit mobile version