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Sortez Frankenstein de cette Challenger!

D’abord, un mot sur cette couleur excentrique : pour n’importe quelle autre voiture, on aurait levé les yeux au ciel, parlé d’une valeur de revente radicalement réduite, crié au scandale. Mais pas pour la Dodge Challenger SRT8. D’abord, cette teinte lui va comme un chapeau pointu sur la tête d’une sorcière. Et puis, l’on pardonne décidément tout à ce démon de bolide qui fait développer 425 chevaux grondants sous son capot. Il veut se déguiser en «plum crazy» ou en «orange citrouille»? Qu’importe, tant qu’il rugit.

Et Dieu qu’il sait rugir… Son moteur V8 Hemi de 6,1 litres, au cÅ“ur de l’expérience, n’est pas des plus raffinés, mais quelle sonorité, mes amis, quelle sonorité! Les 425 chevaux sont suffisants pour que, quand on les active du bout du pied droit, nos boyaux intérieurs se mettent à frémir. En moins de deux, on se transforme en un Frankenstein de la route. C’est comme si les gènes du plus tranquille et du plus sérieux conducteur se métamorphosaient instantanément pour laisser place à une personnalité tout autre – et pas toujours la meilleure…

Du coup, toutes les occasions sont bonnes pour tester les profondes accélérations (le 0-100 km/h en cinq secondes, ça vous dit quelque chose?), manier les six rapports de la boîte manuelle (au demeurant assez brutal, ce maniement) ou lancer le bolide dans une succession de virages serrés. À ce sujet, on osera critiquer la très lourde masse d’acier sur quatre roues (de 20 pouces!) qui cherche un peu trop à se déporter, mais encensons quand même la suspension (indépendante) qui propose un bon compromis entre confort et fermeté sportive.

De fait, la Dodge Challenger SRT8 peut être considérée avec bonheur comme une voiture pour le quotidien, avec ses places avant confortables (et très enveloppantes), de même que ses commandes faciles à apprivoiser. Par contre, un p’tit coup d’Å“il à son prix d’étiquette (47 695 $) nous fait regretter le plastique de revêtement très moyen et la finition somme toute banale.
Sinon, le style rétro continue d’en jeter, tant auprès des «vieux» qui, à sa vue, éprouvent un élan de nostalgie, qu’auprès des jeunes qui n’ont pas connu l’époque des muscle cars, mais qui savent – ô combien – reconnaître une bien belle voiture performante quand ils en voient une…

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