lang="fr-FR" > Chrysler 200: Botox ou pas, ça ne trompe pas!
Mobilité

Chrysler 200: Botox ou pas, ça ne trompe pas!

Chrysler a connu de mau­vais mo­ments ces 24 derniers mois, et il est vrai que quand ça va mal, c’est difficile de faire des produits enthousiasmants et encore plus des miracles! Le constructeur américain a voulu rajeunir sa berline intermédiaire Sebring, lui accolant au passage une nouvelle désignation numérique, mais ça ne suffit pas.

Pour le nouveau design, on repassera : la silhouette en bulle qui a fait son temps est reconnaissable malgré la nouvelle devanture qui tente (en vain) le coup du classique. L’arrière est quant à lui traversé d’une inélégante barre chromée. C’est manqué, mais que voulez-vous : quand le citron a été trop pressé, eh bien, il est tout sec.

Prise toute seule, la nouvelle Chrysler 200 pourrait marquer de bons points. Si la plateforme demeure la même, le comportement s’est amélioré (difficile de faire pire…), et l’insonorisation aussi. Certes, on ne jouit d’aucune connexion endiablée avec la route, l’effet de couple en accélération est encore trop présent, la direction n’a pas d’âme et, faute d’excitation, on en oublie vite qu’on conduit. Reste que la voiture est spacieuse. Et puis son prix sous les 20 000 $ est nettement le plus bas demandé pour une intermédiaire.

Le hic, c’est que les Hyundai Sonata et Ford Fusion existent, de même que les Toyota Camry et Honda Accord. Devant cette flopée de concurrentes plus attirantes, la Chrysler 200, aussi nouvelle qu’elle puisse être, ne fait pas le poids. Elle ne le ferait même pas avec des litres de Botox et des talons hauts. Tout au plus demeurera-t-elle la championne des compagnies de location de voitures.

Pour le commun des mortels, mieux vaut oublier la version de base avec son moteur quatre cylindres de 2,4 litres et sa très archaïque boîte automatique quatre rapports.  On peut adjoindre une boîte automatique six vitesses plus moderne, mais même là, la consommation en carburant ne s’illustre pas.

Au contraire, le nouveau V6 Pentastar optionnel (qu’on apprécie aussi dans les Jeep Grand Cherokee et Chrysler 300) se fait économe en essence, malgré ses 283 chevaux. Cette puissance permet des accélérations douces et tout en souplesse au bout du pied droit. Malheureusement, la boîte automatique six rapports vient dénaturer l’expérience à force d’à-coups et d’étranges tremblotements à l’arrêt si le frein n’est pas férocement enfoncé.

Un mot sur l’habitacle, pour dire que l’ensemble fait encore «voiture de location». Il serait grand temps de mettre au rancart ces simplistes éléments noirs qui, depuis des années, ont parsemé trop de produits Chrysler-Dodge. Et d’ailleurs, où sont ces gadgets de l’heure comme le démarrage sans clé, le toit panoramique, les avertisseurs d’angle mort et autres belles technologies dont on ne veut plus se passer?

Rien, sauf un UConnect qui remonte à plusieurs années lui aussi. Sans doute faudra-t-il attendre la prochaine génération de 200 – et peut-on espérer la touche magique de Fiat? – pour en arriver à une intermédiaire qui se respecte enfin.

Le pour et le contre
POUR


CONTRE

Articles récents du même sujet

Exit mobile version