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Mobilité

L'utilitaire n'a plus d'Explorer que le nom

C’est un fait : combien vont vraiment rouler avec leur véhicule de 40
000 $ ou 50 000 $ dans la boue, le sable et autres bonheurs du off-road?
Très peu. Alors, se sont dit les concepteur du nouvel Explorer 2011,
exit le système des quatre roues motrices. Conséquen­ce : l’utilitaire
n’a plus les mêmes aptitudes dans le bois.

Visuellement, ça se
re­mar­que dans sa silhouette plus détendue, où l’on doit chercher avant
de trouver un relent de «mon truck est plus gros que le tien».
C’est que l’Explorer a profité de son passage générationnel pour changer
de plateforme : fini le châssis à échelle, bonjour le monocoque partagé
avec le Flex et la berline Taurus (!), pour une présence plus douce et
plus assurée sur la route.

Plus long et plus large, l’utilitaire
accorde désormais plus d’espace au cargo et à ses passagers – jusqu’à
sept occupants à bord. Bravo pour cette troisième rangée qui s’enfonce
dans le plancher, un transfuge des fourgonnettes pour avoir encore plus
de cargo. Le dégagement aux têtes est cependant moindre en raison de la
ligne de toit plus basse.

Côté motorisation, Ford a abandonné sur
le V8 pour n’accorder à son nouvel Explorer qu’un V6 de 3,5 li­tres (on
attend plus tard cette année un quatre cylindres turbo). Cette
réduction signifie une consommation moins importante : jusqu’à 20 %
versus l’ancien moteur. Ce nouveau V6 est doux, d’une bonne puissance
(290 chevaux) gérée par une boîte automatique aux six rapports bien
étagés, quoiqu’au mode manuel peu intéressant à manier.

Autrement
dit, piloter un Explorer a maintenant tout à voir avec la conduite d’un…
cross-over, ne serait-ce que parce que la boîte de transfert n’est
plus. On se contente d’une traction intégrale (optionnelle) et, si
l’utilitaire accepte de bien se débrouiller dans la neige et la gadoue,
on sent vite ses limites quand les conditions sont plus mauvaises. On
serait fou de lui en demander autant qu’à un Jeep Grand Cherokee…

Autre
changement notable: la direction se fait électrique et on sent moins de
con­nexion avec la route – peut-être le plus grand défaut du
véhicule, avec ces pédales qui manquent de mordant (bien que le freinage
soit convaincant). Mais ce n’est pas suffisant pour lui en tenir
rigueur.

Au contraire, on encense le confort amélioré, l’intérieur de
classe, l’insonorisation de qualité et cette foule de gadgets qui
caractérisent Ford – mais qui font nécessairement grimper la facture.
Pensez avertisseur de circulation transversale, régulateur de vitesse
intelligent, stationnement automatisé. L’Explorer est tellement
passé à autre chose que c’est à se demander pourquoi on ne lui a pas
donné un autre nom.

Au lieu de quoi, les acheteurs d’autrefois
pourraient être déçus de ne pas lui reconnaître des gènes aussi
«ca­mions». Ceux qui passeront outre la chose profiteront d’un véhicule
agréable à piloter, de bon caractère, solide sur la grand-route et quand
même capable de franchir quelques obstacles.

Fiche technique

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