L’analyse a cependant porté uniquement sur les conducteurs de véhicules commerciaux longue distance œuvrant en Australie. Pour les besoins de l’étude, on a d’abord demandé à chacun de conducteurs combien de caféine il absorbait chaque jour. Évidemment, il ne s’agit pas ici seulement de tasses de café, mais aussi de breuvages ultracaféinés.
On a alors classé les répondants en trois catégories: les buveurs légers, absorbant moins de 200 mg de caféine par jour, soit l’équivalent de deux breuvages quotidiens; les buveurs moyens, qui consomment entre 200 mg et 400 mg de caféine; et les gros buveurs, soit ceux qui absorbent plus de 400 mg par jour, ou plus de 5 tasses de café.
Selon le sondage, les gros buveurs sont 63% moins à risque d’être impliqués dans un accident lors de leur randonnée longue distance. Mais les chercheurs imposent quand même un bémol à cette conclusion. Les buveurs moyens sont aussi légèrement avantagés, ayant un risque 34% moins élevé que les buveurs légers.
Il appert en effet que la solution de la caféine est temporaire, et que plus la journée de travail s’allonge, plus l’écart rétrécit entre les catégories de buveurs. Ce qui fait conclure aux chercheurs australiens que la caféine est un supplément intéressant, mais que seul le sommeil et des journées plus courtes sont de véritables gages de sécurité contre la fatigue au volant.
