Mobilité

Subaru Legacy 2010: Enfin, à ajouter sur LA liste!

On disait de la Subaru Legacy qu’elle consommait plus de carburant que la moyenne et qu’elle n’offrait pas suffisamment d’espace pour les passagers à l’arrière. Personnellement, je trouvais aussi son style trop générique pour qu’elle se démarque dans le  paysage automobile. Eh bien voilà, la cinquième génération de l’intermédiaire Subaru a fait ses devoirs – et de belle façon, s’il vous plaît.

Indéniablement, elle a pris du galon côté allure. Même si elle a substantiellement grandi en largeur et en hauteur, ses nouvelles lignes ramassées la font paraître moderne et plus compacte. À l’instar de voitures plus luxueuses, le chrome entourant ses surfaces vitrées lui  ajoute une touche d’élégance et, ma foi, l’ensemble est fort séduisant.

Accélérations plus franches
Sous le capot de la Legacy de base, on retrouve le même moteur boxer 2,5 litres qu’auparavant, sauf qu’il a été redessiné pour davantage de finesse. La puissance demeure la même (170 chevaux), mais elle est livrée 400 tours/minute plus tôt, pour des accélérations plus franches.

Côté transmission, la manuelle gagne un sixième rapport nécessaire. Si cette boîte n’a pas les tendances «agricoles» de l’ancienne, reste que le maniement de son levier n’est pas aussi instinctif que souhaité. La plus grande amélioration réside plutôt du côté de la boîte optionnelle : Subaru a fait table rase de l’antique automatique quatre rapports pour proposer une nouvelle CVT avec mode manuel.

Et quelle CVT! Pour elle, pas d’accélérations «lireuses» comme on déplore chez les autres. Au contraire, les réactions attendues sont celles entendues; on pèse et ça avance, dans une progression linéaire rehaussée de palettes au volant. Sincèrement, la CVT de Subaru n’a actuellement d’égale que celle concoctée par Mitsubishi.
Qui plus est, cette CVT vient régler l’aspect consommation qu’on reprochait à la Legacy. Le combiné ville/autoroute de 7,9 L/100 km est excellent, étant donné que la berline roule de façon permanente en traction intégrale, ce que, d’ailleurs, aucune autre voiture de la catégorie ne peut se targuer de faire, à l’exception de la Ford Fusion (V6).

Pour davantage de puissance sous le capot de la Legacy, il y a toujours la version GT, avec son turbocompresseur qui répond 30 % plus vite qu’auparavant et qui livre un total de 265 chevaux (en hausse de 22).

Solide tenue de route
Cela dit, en version de base, la nouvelle Legacy profite d’une solide tenue de route. Merci à sa légendaire traction intégrale, mais aussi à sa direction précise, calibrée de façon plus sportive que les autres voitures de sa catégorie. J’aurais préféré une suspension plus ferme, mais la conduite demeure l’une des plus prévisibles qui soient, et c’est ce qui compte, non?

L’autre grande nouveauté réside dans l’habitacle. Alors qu’on lui reprochait un dégagement limite aux jambes arrière, on gagne maintenant 100 mm; c’est majeur, mais c’était bien nécessaire. Le coffre accepte quant à lui un cinquième de plus de marchandises. Ces 416 litres de cargo ne sont pas aussi généreux que chez les Mazda6, Ford Fusion et Hyundai Sonata, mais la banquette peut se rabattre en configuration 60/40, question d’accueillir les plus longs objets.

Avec un prix de base réduit de 3 000 $ pour 2010, la Legacy peut enfin espérer voir sa calandre sur la liste de ceux qui magasinent une berline intermédiaire intéressante et de bon rapport qualité-prix.

Certes, elle n’offre toujours pas le démarrage sans clé, mais au moins, le volant télescopique est au rendez-vous, le système de stabilité est désormais de série, et la communication Bluetooth peut être livrée sur presque toutes les versions.

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