lang="fr-FR" > Le web pour sortir de l'isolement
Techno

Le web pour sortir de l'isolement

Un documentaire web interactif sera mis en ligne demain sur le site de l’Office national du film du Canada  Sa réalisatrice, Myriam Verreault, croit que l’internet réunit des personnes qui, sans cela, se retrouveraient isolées.

Loin d’isoler les gens, l’internet n’a jamais autant encouragé le tissage de liens d’amitié et les échanges entre individus. Ces relations virtuelles qu’entretiennent les internautes via les réseaux sociaux ont même pour effet de rehausser leur estime de soi. C’est du moins ce qu’a constaté la documentariste Myriam Verreault en produisant son film, Ma tribu c’est ma vie. Elle a parcouru le Québec pour interroger huit jeunes ade­ptes des réseaux sociaux qui sont à la fois marginaux et amateurs d’un courant musical particulier.

Par exemple, Hethem adore le reggae et utilise Facebook pour inviter ses amis à ses spectacles, qu’il donne du haut du balcon de son appartement. Shana, de son côté, a découvert la mode emo en surfant sur le web. L’internet a aussi permis à Sébastien de découvrir le style dandy gothique d’origine japonaise, et à Janis, de percer l’univers du techno. Pierre-Luc, fan de métal, utilise pour sa part le web pour apaiser ses démons. «Sur l’internet, on cherche des gens qui nous ressemblent, explique Myriam Verreault. Les gens qui nous ressemblent sont moins portés à nous juger. C’est une recherche de soi-même, une recherche de confiance et d’identité.»

Si elle a choisi des personnages marginaux pour son documentaire, c’est qu’elle voulait démontrer l’effet de l’internet sur la vie sociale. «Il y a 20 ans, ces gens-là auraient été complètement isolés, explique la réalisatrice. Ils peuvent aujourd’hui entretenir des relations interpersonnelles sur le web.» Mais est-ce que ces relations virtuelles sont saines? Même si elle entretenait quelques préjugés de prime abord – comme de croire que l’internet incite au narcissisme et à l’isolement -, Myriam Verreault avoue qu’elle n’a rien vu de troublant durant son tournage.

Elle précise toutefois qu’elle pose des questions dans son documentaire, mais qu’elle ne cherche pas à obtenir des réponses. Celles-ci viendront lors des échanges qui auront lieu sur le site du documentaire, qui est interactif. «Le site internet est bâti comme un agora : plus il y aura de commentaires sur le site, plus il y aura de pistes de réponse», explique-t-elle.

La page de Ma tribu c’est ma vie sur Facebook

Articles récents du même sujet

Exit mobile version