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Tuerie du Colorado: l’arsenal de James Holmes

Comme ce fut le cas après la tuerie de Columbine, la facilité avec laquelle on peut se procurer des armes et des munitions aux États-Unis est revenue au cœur du débat après la fusillade du Colorado, qui a fait 12 morts et 58 blessés vendredi. En quelques clics sur son ordinateur personnel, James Holmes, le suspect arrêté, a été en mesure de se procurer 3000 balles de fusil d’assaut, 3000 balles de pistolet Glock et 350 cartouches pour un fusil à pompe, pour une valeur d’environ 3000$ en ligne.

Le tueur a également acheté plusieurs chargeurs pour le fusil d’assaut, dont un chargeur de 100 balles, qui a été retrouvé sur les lieux. Avec ce chargeur il aurait pu tirer de 50 à 60 balles… en une minute. Il a pu se procurer des vestes pare-balles et d’autres équipements tactiques comme son masque à gaz. D’ailleurs, on affirme qu’il a été arrêté dans le stationnement parce qu’un agent de police avait remarqué que son uniforme ne correspondait pas tout à fait, autrement, on aurait pu le prendre pour un membre de l’équipe.

Ni l’état du Colorado ni la loi fédérale n’obligeaient James Holmes à se soumettre à une vérification d’antécédents judiciaires ou d’enregistrer ses achats. Comme un peu partout à travers le pays, la vente de munitions, tant en ligne qu’en magasin, ne fait l’objet d’aucune réglementation. Les autorités ont refusé de dire si Holmes s’était procuré ses munitions à différents endroits et s’il avait tenté d’échelonner ses achats sur plusieurs semaines afin d’éviter d’attirer l’attention et d’éveiller les soupçons.

On s’en rappellera, la tragédie de Columbine en 1999 avait également soulevé des questions sur la réglementation de la vente de munition. Un projet de loi qui remonte à 1999 n’a jamais été adopté et des mesures visant à interdire la vente de chargeur à grande capacité, comme ceux retrouvés sur les lieux du crime, piétinent au Sénat et à la Chambre des représentants depuis plusieurs mois.

Malgré l’ampleur de la tragédie de vendredi, il est peu probable que de nouvelles réglementations voient le jour en pleine période électorale. D’ailleurs, plusieurs politiciens, tant dans le camp républicain que démocrate, affirment déjà que de telles réglementations n’auraient su prévenir une tuerie comme celle d’Aurora.

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