Les longues négociations pour éviter le mur budgétaire ont pris fin tard le soir du 1er janvier mais, déjà les Républicains promettent de revenir à la charge alors que le président Obama s’apprête à augmenter la limite d’emprunt des États-Unis.
Le président Obama a déjà affirmé qu’il n’accepterait pas de négocier avec les Républicains pour relever le plafond de la dette comme il l’avait fait sur le mur budgétaire.
De leur côté, les Républicains qui pansent encore leur blessure après les longues négociations sur le mur budgétaire, se sont dits prêts à monter au créneau afin que le relèvement du plafond de la dette ne passe pas sans certaines coupes et changements qu’ils réclament aux programmes de Medicare et à la sécurité sociale.
Si tout ceci vous donne une impression de déjà vu? Vous n’avez pas tort! On risque de se retrouver au même point qu’à l’été 2011, lorsqu’on avait négocié de justesse le relèvement du plafond de la dette. On s’en rappelle, à l’époque, la crise avait coûté aux États-Unis une dégradation de leur cote de crédit par l’agence Standard and Poor et, déjà l’agence Moodys s’est dit prête à faire de même advenant une nouvelle crise du genre.
Si durant les dernières négociations, le président Obama s’était toujours tourné vers le président de la chambre John Boehner pour en arriver à un compromis, la résolution de la crise sur le mur budgétaire laisse la porte ouverte sur une autre voie qui pourrait rendre moins ardue les confrontations futures entre Démocrates et Républicains.
Avant de repartir pour Hawaii, son archipel natal, où il avait interrompu ses vacances après Noël, M. Obama a martelé qu’il ne débattrait pas une nouvelle fois avec le Congrès de la nécessité d’acquitter les factures induites par les lois déjà adoptées.
Est-ce que cette nouvelle bataille ne risque pas de se retourner contre les Républicains? Oui! Et ils risquent même d’y laisser des plumes s’ils souhaitent ressortir le scénario de l’été 2011. Les sondages publiés après la crise de 2011 révélaient que la plupart des Américains tenaient les Républicains comme principaux responsables de la crise qui avait été évitée de justesse.