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Je tire ma révérence

C’est fini. Vous ne me lirez plus dans le journal. J’accroche ma plume. Cette chronique en réponse à celle de la semaine dernière, Éric Duhaime me doit une journée, sera la dernière. Bon. Partons, mais partons en grand!

Ladite chronique traitait du pas toujours haut niveau de débat de M. Duhaime. Non de sa position politique. Je l’ai écrit noir sur blanc. C’était une chronique pour ou contre les mauvais débatteurs, pas pour ou contre la droite. Gauche, droite… moi, c’est simple : si tout le monde a un p’tit peu du gâteau, qu’on pense un peu plus loin qu’à deux générations, puis qu’en chemin pas trop de monde se fait mal, je suis heureux. J’suis pas de gauche ni de droite, j’suis de diagonale.

M. Duhaime, dans un commentaire sur ma chronique, m’a accusé d’attaquer le messager et non le message. Attaquer le messager, M. Duhaime, serait descendre votre crédibilité avec des accusations comme : «Votre opinion politique ne vaut rien, vos lacets sont fluo!» Ou «Votre position idéologique est peu crédible vu la moustache sous votre nez.» Ça, c’est attaquer le messager. Ou vouloir faire peur au monde en traitant son adversaire de communiste… genre.

Ce que j’ai fait, c’est souligner les faiblesses dudit messager à livrer son message. Si un facteur cogne à votre porte, vous ouvrez : «Bonjour, monsieur Duhaime.

– Bonjour, monsieur le facteur, comme il fait bon vivre cet après-midi.» Puis, paf! Le facteur vous garroche le paquet dans la face et se sauve en courant. Je pense que vous seriez en droit de critiquer la maladresse de la livraison du message. Non?

Pour ce qui est d’un certain parti pris, je ne m’en cache pas. Je risque d’être plus à gauche qu’à droite. Mais ça n’empêche pas le fait que, de un, les accusations que j’ai faites sont justes. Et de deux, si j’étais témoin d’un polémiste de gauche avec autant de tribunes que vous, qui traitait systématiquement les gens de droite de fascistes nazis, je me ferais un devoir de l’accuser. Ici et là, il y a des syndiqués paresseux, des cégépiens rêveurs qui font des déclarations pas toujours nuancées et justes. Mais grosses tribunes demandent gros calibre de débat. C’est tout.

Voilà. C’est sur cette note un peu plate et pas drôle que se termine mon aventure. Merci à tous de m’avoir lu et apprécié, ou pas. Bonne vie à vous.

P.-S. : Cette chronique mettait fin à ma très courte carrière de polémiste. La semaine prochaine, Benoit l’humoriste sera de retour. Faites plaisir à mon ego, dites- moi que vous avez eu un peu peur? Come on! 

– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.

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