«Plus l’école a le choix de ses moyens, plus elle est performante.» Cette déclaration n’appartient pas à un porte-parole de l’Action démocratique du Québec, mais bien à Serge Morin, président de la Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement (FQDE). Le projet mis de l’avant par la FQDE, Une école pour la communauté, est rafraîchissant. On y traite de responsabilité, d’ouverture, de souplesse, les éléments centraux de tout changement positif….
Ça prend un village pour élever un enfant, dit l’adage, alors pourquoi pas une communauté pour l’éduquer? L’éducation est une responsabilité partagée. L’État doit certes faire sa part. Toutefois, le personnel de l’école, les parents et les enfants forment un trio dont chaque élément est essentiel à la réussite scolaire. Pour assumer leur pleine responsabilité, l’école et les enseignants doivent avoir la marge de manouvre dont ils ont besoin pour s’adapter à la réalité du milieu. L’autonomie de l’école et un meilleur ancrage dans la communauté sont des gages de succès.
Doit-on abolir les commissions scolaires? Le débat entamé durant la campagne électorale va continuer de faire couler de l’encre. Les acteurs fourbissent leurs armes à l’aube du Forum sur la démocratie et la gouvernance des commissions scolaires, qui se déroulera les 20 et 21 février prochains. On a peu à faire d’une nouvelle querelle de structures si elle ne mène pas à l’essentiel : la réussite de l’élève. Il faut se demander comment faire pour que celui-là soit au centre des préoccupations et demeure à l’abri des affrontements politiques et administratifs. Il faut souhaiter des changements qui assureront un enracinement encore plus fort de l’école dans sa communauté.
En conférant dès maintenant plus de pouvoir aux commissions scolaires dans son plan d’action portant sur l’apprentissage du français, la ministre de l’Éducation limite l’ouverture des discussions à venir. Pourtant, la proposition de la FQDE répond aux attentes de bien des parents qui souhaitent voir une école plus autonome et plus près de sa communauté. Dommage.