Le ministère de la Culture demande actuellement l’avis des citoyens au sujet de son plan de conservation du mont Royal dans le cadre d’une consultation publique. Au-delà du document administratif, Métro présente les enjeux derrière ce pavé de 200 pages qui vise notamment à assurer la pérennité de la montagne à travers l’histoire sans forcément la mettre sous une cloche de verre.

1-Le rôle du plan
Un plan de conservation établit les valeurs patrimoniales d’un site et les mesures à prendre pour protéger ces dernières. Les 12 plans déjà déposés au Québec depuis 1963 servent aussi de balises pour ceux qui ont des projets dans les périmètres visés. Par exemple, dans le cas du Vieux-Québec, le plan de conservation précise qu’un citoyen qui répare son toit devra privilégier une toiture métallique et pas des bardeaux d’asphalte. Le document sert aussi de Bible aux fonctionnaires du ministère de la Culture pour autoriser ou non les projets déposés. À Montréal, d’autres règlementations peuvent entrer en ligne de compte, comme celles de la Ville, qui a son propre plan directeur du mont Royal, et celles des arrondissements qui empiètent sur la Montagne et qui ont aussi des exigences en matière d’urbanisme.

2-Cas concrets
Le territoire couvert ne se limite pas au parc, car il inclut 750 hectares et 1000 bâtiments, dont trois hôpitaux, six établissements d’enseignement, deux cimetières, des édifices religieux et plusieurs résidences. Dans certains secteurs, le système cadastral (qui définit l’emplacement, la superficie et la valeur des terrains) date du 18e siècle, avec de longues parcelles dédiées à l’agriculture. «Un propriétaire qui voudrait découper son terrain pour le vendre en lot pourrait devoir tenir compte du système parcellaire», explique Martin Pineault, directeur général du patrimoine au ministère de la Culture. Dans le même ordre d’idée, le controversé projet du 375e incluant des bancs de granit a été revu. «On a déplacé des éléments qui étaient en zone archéologique et on a diminué la taille de certains autres qui avaient un impact visuel trop important», précise M. Pineault.

3-Et ensuite?
Une séance d’information se tenait mercredi soir. Durant l’audience publique du 22 novembre prochain, citoyens et organismes pourront commenter le projet de plan de conservation et suggérer des ajouts ou des modifications. Le Conseil du patrimoine culturel du Québec fera ses recommandations au ministre de la Culture avant que le douzième plan officiel de conservation du Québec ne soit entériné. Le ministère commencera bientôt à établir un plan similaire pour le Vieux-Montréal.

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