La Ville de Montréal demande que l’installation de barres latérales sur les poids lourds devienne obligatoire partout au Québec.

« Ces barres latérales, on sait déjà que ça peut sauver des vies », a affirmé lundi le responsable des transports à la Ville de Montréal, Aref Salem, en marge de la consultation publique que mène présentement la Société d’assurance automobile du Québec (SAAQ). Celle-ci entend jusqu’à mercredi ce que les élus, les citoyens et les organismes montréalais ont à proposer pour reformer le Code de la sécurité routière du Québec.

M. Salem a souligné que la Ville de Montréal fait figure d’exemple puisqu’elle a décidé en 2014, quelques mois après la mort de la cycliste Mathilde Blais sous le viaduc de la rue Saint-Denis, d’allonger 2,5M$ pour que tous ses poids lourds soient munis de barres latérales. L’installation de ces nouveaux équipements est complétée avec 18 mois d’avance, a précisé le responsable des transports.

« [Ce genre de mesure] existe en Europe, a dit M. Salem. Il y a un travail qui doit être fait ici. »

Le mois dernier, Projet Montréal avait présenté une motion au conseil municipal afin que les camions de déneigement soient obligatoirement dotés de barres latérales. L’administration du maire Coderre avait préféré transférer cette motion à la Commission sur les transports et les travaux publics, qui était déjà chargée de réfléchir sur la présence des poids lourds dans la métropole.

Pour l’Association des camionneurs du Québec, ces barres latérales peuvent prévenir des accidents impliquant des cyclistes et des piétons. « Mais ce n’est pas la panacée dans tous les cas », a insisté son directeur général, Marc Cadieux. Ce dernier a expliqué que les camions de la Ville de Montréal ont avantage à être munis de ces barres puisque qu’ils « sont en promiscuité constante avec la population ».

M. Cadieux a indiqué que tous les usagers de la route doivent se partager la responsabilité de la cohabitation. « Plus vulnérable ne veut pas dire moins de contraintes à respecter », a-t-il dit.

La Ville de Montréal a rapporté que le nombre de collisions mortelles survenues dans la métropole a diminué de 53% en 2015 par rapport à la moyenne observée de 2003 à 2007 et les collisions avec blessés graves, de 41% pour le même période. Pour améliorer son bilan, elle aimerait entre autres que les normes d’aménagement de la voie publique soient révisées, qu’un principe de prudence soit inclus dans le Code de la sécurité routière et que la gestion des photos radar et de la vitesse automobile sur ton territoire lui revienne.

Comme la Direction de la santé publique de Montréal et le Centre d’écologie urbaine, elle a réitéré son opposition au virage à droite au feu rouge. Des maires de villes liées ont de nouveau réclamé que les automobilistes puissent tourner à droite devant un feu rouge, jugeant cette mesure possible à Montréal notamment en raison de l’amélioration du bilan routier.

Encadrer les textos
L’Association des camionneurs du Québec souhaite que l’utilisation de la messagerie-texte, tant de la part des automobilistes, des cyclistes que des piétons, soit davantage être encadrée.
– Son président, Marc Cadieux, n’a pas hésité à parle de « fléau ».
– « Le piéton texte en marchant, arrive à une intersection et peut être impliqué [dans une collision] », a dit M. Cadieux. Ce dernier a dit voir aussi des cyclistes texter tout se déplaçant.

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