Un chercheur de l’Université Concordia s’intéresse au confort des usagers du transport en commun. Il s’est penché dans un premier temps sur les voitures de métro.

Le doctorant au département de génie du bâtiment civil et environnemental de l’Université Concordia, Alireza Mohammadi, s’est promené pendant plusieurs jours l’an passé dans les trains du réseau souterrain de la métropole pour en mesurer la température, l’humidité, les vibrations, le bruit, l’éclairage et le taux de dioxyde de carbone. Il a recueilli des données pendant deux saisons, l’hiver et l’été.

Résultat: le niveau de confort est supérieur dans les nouvelles voitures Azur que dans les anciennes. «Dans les vieilles voitures, il y a un besoin d’amélioration sur plusieurs plans, a dit Alireza Mohammadi. Il y a plusieurs usagers qui se plaignent de la chaleur, mais la température n’est pas élevée. La raison principale: le nombre de couches de vêtements que l’on porte. Parce que nous venons de l’extérieur avec notre manteau, ce n’est pas assez frais pour que l’on soit confortable.»

Les nouvelles voitures ne sont toutefois pas parfaites aux yeux du chercheur. S’il a observé une bonne amélioration dans la majorité des mesures qu’il a recueillies, il a retenu une seule critique: le bruit. «C’est mieux que dans les anciennes voitures, mais je m’attendais à mieux», a confié l’universitaire.

Le chercheur a considéré dans ses travaux que les usagers du métro s’entassaient régulièrement dans les trains, mais dans une moindre mesure que dans d’autres réseaux souterrains du monde, comme ceux d’Asie.

Pour confirmer ses observations, Alireza Mohammadi a effectué un sondage en ligne auprès de la communauté de l’Université Concordia pour savoir ce que pensaient ses membres du niveau de confort dans les voitures de métro de Montréal. «Il y avait une bonne corrélation, ce qui me fait croire que mon outil de modélisation fonctionne», a-t-il dit.

Le gouvernement du Québec a manifesté son intention de commander de nouvelles voitures Azur. Alireza Mohammadi approuve, mais croit toutefois que des corrections devraient être apportées aux vieilles voitures, notamment pour convaincre des automobilistes de délaisser leur véhicule au profit du transport en commun.

«Les usagers du métro aiment lire un livre ou écouter de la musique en transport en commun, a-t-il expliqué. Avec moins de vibrations, ils pourraient en profiter davantage. Avec beaucoup de bruit, ils ne peuvent pas parler entre eux et écouter de la musique. Nous devons y voir.»

Les recherches de M. Mohammadi visent à aider les sociétés transport à «prendre la meilleure décision» lorsque des travaux doivent être planifiés.

«Les sociétés de transport se concentrent généralement sur la durée des déplacements, leur efficacité et les coûts, a mentionné le chercheur de l’Université Concordia. Ils négligent le niveau de confort des usagers. Des recherches établissent pourtant un lien entre le confort et la satisfaction des clients.»

Alireza Mohammadi entend poursuivre ses recherches sur le confort des usagers du transport en commun. Il analyse présentement des données recueillies dans les trains de banlieue. Il aimerait aussi mesurer le niveau de confort dans les stations du métro de Montréal.

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