Denis Beaumont/Métro Des employés municipaux ont manifesté, le 17 juin, contre le projet de loi sur les régimes de retraite.

La Commission des relations du travail (CRT) a déclaré mercredi illégal l’arrêt de travail des employés municipaux qui ont pris part à la manifestation syndicale du 17 juin 2014 devant l’hôtel de ville.

Le 17 juin, des employés de la Ville de Montréal, majoritairement des cols bleus, policiers et pompiers, ont arrêté de travailler pendant «au moins quinze minutes», entre 13h30 et 15h, pour prendre part à une manifestation entourant le projet de loi sur la réforme des régimes de retraite des employés municipaux. Un feu de camp a été allumé en face de l’hôtel de ville de Montréal, pendant l’événement, et les syndiqués y ont fait brûler leurs casquettes.

Pour rendre son jugement, mercredi, la CRT a entendu pendant cinq jours d’audience des représentants de la Ville de Montréal et des représentants des quatre syndicats concernés, soit le Syndicat des cols bleus regroupés, le Syndicat des fonctionnaires municipaux (cols blancs), l’Association des pompiers et la Fraternité des policiers et policières.

La CRT a conclut mercredi, à la suite de ces audiences, «que ces syndicats ont participé, le 17 juin 2014, à une grève illégale».

«Le Syndicat des fonctionnaires municipaux [cols blancs] et la Fraternité des policiers et policières ont commis des gestes qui ont porté préjudice à la population en la privant d’un service auquel elle a droit», déclare la CRT dans un communiqué.

Deux bureaux d’Accès-Montréal et le comptoir de la cour municipale, qui a été déserté par ses employés, ont été fermés pendant la durée de la manifestation.

«Certains policiers [en service] ont non seulement omis de maintenir la paix, l’ordre et la sécurité publique, mais qu’ils ont au contraire participé activement à les perturber», ajoute la CRT.

La décision des cols bleus, qui ont abandonné leur travail avant la manifestation, «était susceptible de porter préjudice à la population», dit la CRT. «Toutefois, la Commission conclut qu’il n’y a pas véritablement de preuve que l’action concertée des cols bleus a privé le public d’un service auquel il a droit», reconnaît le Commission.

La Commission conclut, par ailleurs, que l’Association des pompiers de Montréal n’a pas commis «de gestes portant préjudice ou étant susceptibles de porter préjudice à la population» puisque la preuve indique que les pompiers ont répondu aux appels dans des temps normaux à l’occasion de cette grève.

La Ville analyse présentement cette décision et évalue quelles suites elle y donnera.

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