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Les avocats et notaires de l’État québécois (LANEQ) ont annoncé jeudi qu’il tiendront une assemblée générale dans les prochaines semaines, dans le but de déclencher une grève générale illimité dès cet automne.

«Les représentants de chaque section de travail ont rencontré leurs membres pour savoir s’ils seraient prêts à faire la grève. Le résultat est que les membres de la fonction publique étaient disposés à aller en grève», indique le président de LANEQ, Me Jean Denis.

Ainsi, l’association qui représente environ 1 100 avocats et notaires, dont 900 font partie de la fonction publique, évaluera dans les prochaines semaines plusieurs scénarios en vue d’un débrayage et tiendra une assemblée générale de grève.

«On fera ça à l’automne parce que l’Assemblée nationale légifère et que beaucoup de légistes travaillent pour nous. S’ils ne préparent pas les projets de loi, ça sera un bon moyen de geler l’appareil étatique», soutient Me Denis. LANEQ déclencherait donc une grève avant le 4 novembre, date butoir pour déposer les projets de loi pour la session parlementaire d’hiver.

Les avocats et notaires du gouvernement sont sans contrat de travail depuis mars 2015. Pour l’instant, LANEQ ne réclame pas de nouvelles conditions de travail ou une hausse de la rémunération, mais seulement le mode de négociation des conditions de travail.

«Actuellement, on négocie avec le Conseil du Trésor et quand on n’est pas satisfait, on a un droit de grève, expose Me Denis. Le gouvernement considère que tout ce qu’on fait est essentiel, donc c’est comme si on niait notre droit de grève.»

LANEQ souhaiterait plutôt avoir un mode de négociation dans lequel un arbitre pourrait être nommé pour décider des conditions de travail. «On ne demande que ça pour le moment, insiste le président. Cette demande ne coûte rien au gouvernement.» Cette façon de fonctionner est en vigueur pour les juristes de l’état en Ontario, en Colombie-Britannique, au Manitoba et en Nouvelle-Écosse.

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