SAINT-JEAN, N.-B. — Des voleurs rusés ont subtilisé un diamant d’une valeur de 10 000 $ en l’échangeant contre un faux en un clin d’oeil, affirme un bijoutier du Nouveau-Brunswick.

Wayne Smith, propriétaire de la bijouterie W. Smith and Co. Fine Jewellers à Saint-Jean, a raconté que les voleurs, qui se sont présentés comme un couple d’âge moyen, étaient venus dans sa boutique peu avant la fermeture, vendredi dernier.

M. Smith n’était pas présent à ce moment, mais l’incident a été enregistré très clairement par les caméras de surveillance.

L’homme et la femme ont demandé de voir un diamant non serti d’un carat d’une valeur estimée à 10 000 $. Ils ont alors commencé à marchander, ce qui a distrait la vendeuse, a indiqué M. Smith.

L’homme a ensuite demandé de voir un autre diamant, d’une valeur de 25 000 $, et a commis son méfait alors que la vendeuse était occupée à chercher un tableau de comparaison.

Selon M. Smith, les images de la caméra montrent que le voleur a laissé tomber sur le comptoir un faux diamant, avant de s’emparer du vrai et de le glisser dans la poche arrière de son pantalon. Le couple a ensuite tenté de répéter le même manège avec le diamant de 25 000 $, mais la vendeuse les a surpris sur le fait. Ce n’est qu’après qu’ils ont quitté le magasin qu’elle a réalisé qu’ils étaient partis avec le premier diamant.

Le bijoutier, qui a déjà été vice-président de Birks pour le Canada atlantique, a soutenu qu’il n’était pas rare que des voleurs sévissent dans les bijouteries, mais que ces incidents étaient généralement gardés sous silence.

Il affirme avoir décidé de raconter le vol parce qu’il est en colère, parce que la franchise de son assureur est si élevée qu’elle ne couvrira pas sa perte, et parce que les images de surveillance sont si claires qu’il croit que le public pourra l’aider à retrouver les escrocs.

«Je suis dans le milieu depuis une quarantaine d’années et la plupart des bijouteries n’en parlent pas», a-t-il dit.

«Je suis au courant de vols à Halifax qui n’ont jamais été rendus publics… Les entreprises ne veulent pas en parler. Et je me suis dit, non, je vais le dire, montrer qui ils sont et peut-être empêcher qu’ils ne sévissent ailleurs.»

M. Smith a mis en place une nouvelle politique dans sa bijouterie: les clients doivent présenter une pièce d’identité avec photo avant de pouvoir voir un diamant non serti.

«C’est mon magasin, mon entreprise, mon amour. Mon inventaire, c’est comme ma famille. J’en connais tous les détails. Je ressens beaucoup de fierté lorsque je vends une bague, et elle a mon nom dessus. Et lorsqu’une telle chose se produit et que quelqu’un vous la vole, eh bien, vous vous sentez violé.»

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