Réunis en congrès la fin de semaine dernière les étudiants en éducation de six universités québécoises ont convenu d’accentuer la pression sur le gouvernement afin d’obtenir une compensation financière pour le dernier stage de leur formation.

«On ne parle pas de salaire horaire, mais on veut obtenir un montant pour pouvoir payer nos factures et ne pas être dans une situation de précarité pendant les stages», précise Antoine Côté, porte-parole de la Campagne de revendications et d’actions interuniversitaires pour les étudiantes et les étudiants d’éducation en stage (CRAIES).

Si le regroupement d’environ 15 000 étudiants souhaite surtout «établir un dialogue avec le gouvernement sur la précarité», il avance un montant de 330$ par semaine durant le quatrième stage, dont la durée varie entre 9 et 11 semaines. «C’est la prise en charge complète des tâches d’un enseignant, en plus des responsabilités universitaires, alors même travailler à temps partiel c’est très difficile», estime M. Côté, qui ajoute que toutes les options sont sur la table, que ce soit sous forme de bourses ou même de crédits sur les frais de scolarité.

Sans pouvoir en préciser l’étendue, l’étudiant à l’Université de Montréal en enseignement du français au secondaire dit savoir que «des personnes prennent un an pour aller travailler et amasser des sous» en vue de leurs derniers stages.

S’il «n’exclut pas une journée de grève», Antoine Côté dit que les actions de l’année serviront surtout à de la visibilité. «La précarité à la fin des études et dans les premières années d’emploi a un effet négatif sur les jeunes enseignants, dit-il. Revaloriser la profession d’enseignant, ça passe aussi par les stagiaires. Quand on pense à des professions valorisées, les stagiaires sont souvent payés.»

L’an dernier, la CRAIES avait initié une pétition qui a été déposée par le député Alexandre Cloutier à l’Assemblée nationale. Mais il n’y a pas eu de discussions avec le gouvernement sur le sujet.

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