Isabelle Bergeron/TC Media Des terrains contaminés sur le boulevard Gaétan Laberge, entre l’Auditorium et la rue Rhéaume, dans Verdun, pourraient être ciblés par la subvention.

MONTRÉAL — Près d’un an après avoir annoncé des investissements importants pour décontaminer les sols du Québec, le gouvernement Couillard accorde une subvention additionnelle de 75 millions $ à la Ville de Montréal pour qu’elle réhabilite ses terrains d’ici 2022.

«Dans le répertoire des terrains contaminés, plus de 20 pour cent des terrains sont sur l’île de Montréal», a souligné la ministre du Développement durable, de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques Isabelle Melançon.

L’an dernier, le gouvernement Couillard avait déjà consacré une somme de 175 millions $ pour décontaminer les sols de l’ensemble de la province. Toutefois, il jugeait important de débourser des sommes additionnelles pour la métropole du Québec, où sont établies plusieurs industries lourdes.

La ministre a fait cette annonce avec son collègue, le ministre responsable de la région de Montréal Martin Coiteux, et la mairesse de Montréal, Valérie Plante, dimanche matin, à la nouvelle maison de la culture de Verdun — qui a été construite sur un ancien terrain contaminé.

«Ce qu’on reconnaît aujourd’hui, c’est que Montréal a des besoins particuliers et une réalité particulière et qu’il fallait être capable de donner à Montréal la capacité de faire ses propres programmes», a soutenu M. Coiteux.

La ministre Melançon estime que ce nouvel investissement permettra d’accélérer la décontamination des sols montréalais.

«Assurer la réhabilitation des terrains, c’est aussi encourager le développement de notre industrie du traitement des sols, et permettre aux terrains décontaminés de supporter une nouvelle activité économique au lieu de représenter un passif pour l’État», a-t-elle ajouté.

Difficile de savoir combien de temps il faudra pour décontaminer ces terrains, selon la ministre, puisque cela dépend des travaux qui doivent être effectués, de la superficie des terrains et du type de contaminants sur place.

«Ce qu’on peut vous dire, c’est que la Ville de Montréal est déjà au travail; nous, les sommes sont là. Le souhait du gouvernement du Québec, comme de la Ville de Montréal, c’est que ça puisse aller très rapidement», a-t-elle déclaré.

L’administration Plante a déjà des plans

En vertu de son statut de métropole, la Ville de Montréal sélectionnera elle-même les terrains municipaux qui seront décontaminés.

Valérie Plante a d’ores et déjà indiqué qu’elle souhaiterait construire à ces endroits des logements abordables et sociaux, et possiblement des écoles et des parcs. Elle souhaiterait également utiliser ces terrains comme levier économique.

«C’est certain que pour moi, la question de l’habitation est majeure, on a un objectif qui est très ambitieux — on parle de 12 000 $ logements abordables et sociaux au cours du mandat», a-t-elle expliqué.

«Ce sont des sommes d’argent qui, pour la décontamination des sols qui souvent, pas tout le temps, sont moins élevées parce que souvent on va construire dans des endroits déjà habités, donc il n’y a pas nécessairement d’industrie lourde.»

Mme Plante souligne que cette subvention servira aussi à conclure des ententes avec le secteur privé, qui pourra décontaminer des terrains non municipaux à moindre coût.

«Quand on parle de terrains privés, il y a des ententes qui se font. Ce n’est pas Montréal qui va nécessairement tout assumer, on va pouvoir aller jusqu’à 75 pour cent avec le programme qu’on va mettre en place», a-t-elle indiqué.

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