OTTAWA – Le gouvernement fédéral compte près de 4000 employés attitrés aux communications, une augmentation de 15,3 pour cent depuis l’arrivée au pouvoir du Parti conservateur, en 2006.

Les données compilées par le Bureau du directeur parlementaire du budget démontrent que 3865 employés étaient affectés aux «services de l’information» l’an dernier, en hausse de 512 depuis l’entrée en poste du premier ministre Stephen Harper.

La hausse la plus notable a été observée dans les deux premiers échelons des catégories salariales, dont le nombre a explosé de 33 et 50 pour cent respectivement. Le porte-parole du président du Conseil du Trésor, Tony Clement, a soutenu que cette hausse était liée à la complexité de la tâche et au fait que les fonctionnaires devaient répondre aux demandes 24 heures par jour, sept jours sur sept, en raison de l’environnement médiatique actuel.

Les représentants du gouvernement affirment que les services à l’information ont connu une croissance normale au sein de la fonction publique et représentent désormais 1,8 pour cent de l’ensemble de l’appareil fédéral, soit une légère hausse comparativement au 1,6 pour cent observé en 2006.

«Il y a eu d’importants changements dans l’information et cela génère plus de données en un seul mois que toutes celles créées depuis des siècles. Ceci étant dit, les augmentations (dans les services d’information) sont proportionnelles à celle de l’ensemble de notre main-d’oeuvre», a indiqué dans un courriel le porte-parole de M. Clement, Matthew Conway.

Le gouvernement Harper a été la cible de critiques pour avoir dépensé des dizaines de millions de dollars en publicités vantant ses politiques économiques et des centaines de milliers d’autres dans la surveillance des médias. Les ministères ont surveillé certains sujets, notamment en élargissant leur analyse des médias sociaux — dont Twitter —, et des commentaires du public.

Par ailleurs, la Commissaire à l’information du Canada, Suzanne Legault, enquête sur une plainte concernant les règles de communication du gouvernement fédéral, qui restreindraient l’accès des citoyens aux expérimentations scientifiques financées par les fonds publics.

En avril dernier, Mme Legault avait déposé un rapport sur la Loi d’accès à l’information, soutenant que les compressions budgétaires de 2011 nuisaient au système d’accès. Le pourcentage de demandes répondues à l’intérieur de la période de 30 jours — prévue par la loi —, a dégringolé à 55 pour cent pour l’année 2011-2012, soit le plus bas taux jamais enregistré.

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