Le tournage de Nitro Rush d’Alain DesRochers bat son plein. Entamée depuis une dizaine de jours, la réalisation de la suite du film d’action mettant en vedette Guillaume Lemay-Thivierge et Antoine DesRochers comporte de nombreuses cascades. Action.

Il est 13h35, au centre de la piste de drift du Napierville Dragway. Une auto noire tourne à vive allure. Au volant, Guillaume Lemay-Thivierge change les vitesses de la 240SX dont les pneus laissent dans leur sillage une épaisse fumée. Au centre, le jeune Antoine DesRochers se tient immobile en fixant des yeux le conducteur.

Cette scène, les acteurs l’ont répétée maintes et maintes fois sous différents angles de la caméra qui tourne à 360 degrés. Sous l’œil avisé du réalisateur, les deux acolytes s’amusent visiblement. Sautant de son auto encore fumante, celui qui incarne Max court vers la caméra pour voir la reprise de cette scène d’action digne d’Hollywood.

«Aujourd’hui est une journée stressante. C’est challengeant. Une chance que j’ai une équipe de professionnels inouïe. L’idée est que Guillaume [Lemay-Thivierge] et même Antoine [DesRochers] fassent toutes les cascades», lance Alain DesRochers avant de se placer en retrait pour regarder la scène de loin.

Guillaume Lemay-Thivierge au sommet de sa forme
Le rôle de Max en est un construit sur mesure pour l’acteur reconnu pour effectuer ses propres cascades. Il était d’ailleurs terriblement heureux de rechausser ses souliers après ces années à espérer voir le projet renouvelé.

«J’adore tourner de l’action, dit-il. Quand on en a fait un, tu veux en faire d’autres. C’est comme une drogue. Puisqu’on n’a pas souvent l’occasion d’en faire au Québec, les films d’action me manquent comme acteur. Quand la nouvelle de la suite et arrivée, c’était une bénédiction. J’ai littéralement crié de joie.»

L’acteur a d’ailleurs été servi dans ce film puisqu’il a tourné la scène d’action la plus exigeante de sa carrière. Celui qui incarne un père qui s’évade de prison pour tenter de sauver son fils des griffes du crime organisé a enchaîné les coups lors d’une scène de bataille en début de tournage.

«Je me sentais comme un boxeur qui se faisait « rentrer dedans », confie l’acteur entre deux prises. Puisque c’était un plan-séquence, il fallait ne pas manquer nos coups pour ne pas devoir recommencer. Il y avait du sang. Les maquilleuses étaient là et ajoutaient du sang quand la caméra virait, pour ensuite en mettre sur un autre acteur dans un autre mouvement. C’est littéralement une chorégraphie.»

Jouer son premier grand rôle
Au cœur du plateau, Antoine DesRochers rayonne littéralement. Le jeune acteur, qui signe pour la première fois un premier rôle dans un long-métrage, est fébrile. D’une voix assurée, il aligne les répliques devant les yeux de son père, Alain.

«Je trouve ça vraiment génial, lance celui qui tournera avec Xavier Dolan dans quelques jours. Au début, j’avais peur d’inquiéter mon père. Mais quand on a commencé, j’ai pris mon envol. On a une bonne complicité et ça aide, car on est capable de tout se dire.»

Nul doute, le tournage de Nitro Rush comporte son lot de difficultés. Les scènes physiques apportent un deuxième niveau de complexité au jeu des acteurs. Le jeune homme qui s’est entraîné depuis des mois est prêt. C’est donc le sourire aux lèvres qu’il saute d’une automobile en marche ou d’un toit.

«Il y a une scène où je vais tomber d’un immense câble d’acier en tyrolienne, dit-il. C’est une cascade physique dans laquelle je suis en contrôle. J’ai fait beaucoup de gym quand j’étais petit. Je dois avouer que les scènes d’auto sont plus exigeantes pour moi, car je ne m’y connais pas dans ce domaine.»

Le tournage se poursuit sur la Rive-Sud de Montréal durant les deux prochaines semaines. Le récit met également en vedette Madeleine Péloquin, Raymond Bouchard, Alexandre Goyette, Antoine Olivier Pilon, Jean-Nicolas Verreault, Michel Charette et Andreas Apergis. La sortie en salle est prévue à l’été 2016.

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