Madonna donnait mercredi le coup d’envoi à sa tournée nord-américaine Rebel Heart au Centre Bell de Montréal. Verdict? La reine de la pop n’est pas près de perdre son trône.

Cinquante-sept ans, treize albums studio au compteur, et Madonna attire encore et toujours les foules. À preuve, le Centre Bell plein à craquer pour cette première des deux représentations montréalaises qui lancent la tournée mondiale de 64 spectacles en appui à son petit dernier, Rebel Heart. Une tournée qui devait s’ouvrir à Miami le 29 août, mais dont l’artiste, perfectionniste, a retardé le coup d’envoi afin que tout soit parfait. Inutile de dire que les attentes étaient élevées. Et avec ses effets multimédias signés Moment Factory, ses danseurs, ses costumes élaborés, sans oublier sa trentaine d’années de chansons à succès, la reine de la pop nous en a mis plein la vue (et les oreilles).

Après une ouverture en vidéo bien faite, mais pas aussi renversante qu’on aurait pu l’espérer, la vedette de la soirée, magistrale, est apparue sur la scène en forme de cœur dans une cage, entourée de danseurs vêtus en guerriers, pour entonner les bien choisies Iconic et Bitch I’m Madonna. Des chansons sur lesquelles les artistes invités sur l’album, Mike Tyson et Chance the Rapper ainsi que Nicki Minaj, ont pu interpréter leur partie… grâce à la magie de la vidéo.

«On va se réchauffer un peu», a déclaré l’impétueuse quinquagénaire  avant de lancer sous les cris de joie du public le premier classique de la soirée, Burning Up (1983), armée de sa guitare électrique et rappelant ses talents de musicienne en plus de ceux de chanteuse et de danseuse.

Fidèle à sa réputation de provocatrice, la Madone a enchaîné avec un segment «religieux» (les chansons Holy Water – mêlée à un extrait de Vogue manquant un peu d’énergie –, Devil Pray et Messiah, toutes tirées de Rebel Heart) visuellement fantastique, déguisée en nonne, avec des danseuses elles-mêmes accoutrées en religieuses, exécutant une danse du poteau. On ne s’attendait pas à moins de l’interprète de Like a Virgin, grand succès dont elle a d’ailleurs offert une version enjouée, seule sur scène, exécutant ses steppettes avec un sourire aux lèvres. Un bon moment.

Des lits peuplés de danseurs lascifs sont apparus sur scène durant la pièce au titre sans équivoque S.E.X., et une majestueuse Madonna s’est drapée d’une grande cape pour entonner Living for Love. Puis, elle s’est vêtue comme une toréador pour une sensuelle La Isla Bonita et comme une danseuse de flamenco pour Into the Groove. Elle s’est ensuite dépouillée dans une version acoustique de Who’s That Girl?, qu’on entendait au moment d’écrire ces lignes.

On peut l’aimer ou non, mais une chose est indéniable, Madonna a un sens aiguisé du spectacle et elle a donné hier un sacré bon show.

Elle remet ça jeudi soir au Centre Bell, toujours avec Diplo en première partie.

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