Marie-Pier Gagné / TC Media Louise Montgrain, la directrice de PEC, devant le bâtiment de l’organisme, situé sur le boulevard Pie-IX.

Après une longue bataille et l’annonce d’un investissement du gouvernement du Québec pour assurer la pérennité des centres d’éducation populaire (CEP), les représentants du Pavillon d’éducation communautaire d’Hochelaga (PEC) ont rencontré récemment le ministère de l’Éducation afin de faire le point sur les subventions qui seront versées dans les prochaines années. Une rencontre rassurante, selon la directrice du PEC.

Lors de l’annonce du ministre Sébatien Proulx, en décembre, Louise Montgrain, directrice du PEC, n’avait pas voulu se réjouir trop vite.
En pourparlers avec le gouvernement depuis plusieurs années, elle souhaitait faire le point avec le ministère afin de mieux comprendre exactement combien d’argent serait investi dans les CEP et de quelle façon il le serait plus concrètement.

«Maintenant qu’on a eu ces réponses, je peux vous dire que je respire enfin. Je ne peux que nous souhaiter une belle année 2017», souffle-t-elle.

Rencontre utile
Il y a quatre ans, la Commission scolaire de Montréal (CSDM) avait annoncé mettre fin à ses baux symboliques de 1$ avec les centres d’éducation populaire et à une importante subvention. Les difficultés financières auxquelles la commission scolaire était confrontée l’avaient obligée à retirer son appui aux six centres d’éducation populaire de Montréal, dont fait partie le PEC. Pour l’organisme hochelagais, cela représentait une perte de 150 000$ annuellement.

L’organisme, dont le bail se terminait officiellement en mai prochain, était depuis en pourparlers avec le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur pour tenter de trouver une solution à son problème.

En décembre, le ministre Proulx avait laissé savoir que les centres d’éducation populaire seraient soutenus par le Programme d’action communautaire sur le terrain de l’éducation (PACTE) dès cette année. On affirmait également que pour les deux prochaines années, le fonctionnement des centres d’éducation populaire serait assuré par un investissement additionnel de 750 000$ et que finalement, une somme de 12 millions de dollars serait réservée au Plan québécois des infrastructures 2016-2026 pour permettre la réfection des six bâtiments de la Commission scolaire de Montréal qui abritent les centres.

À la suite de la rencontre avec le sous-ministre adjoint Yves Sylvain, à la fin du mois de décembre, Mme Montgrain a pu apprendre que les 12 millions pour la réhabilitation aux normes des CEP étaient disponibles dès maintenant et qu’un bail de trois ans allait être signé avec la CSDM durant les travaux, qui devraient commencer au printemps.

«On m’a aussi confirmé que les frais d’opération des centres seraient pris en charge par le gouvernement jusqu’à 2020 et qu’un bail de 15 ou 25 ans serait ensuite signé entre les CEP et la CSDM», affirme la directrice du PEC.

Selon ce qu’il a été possible d’apprendre, une analyse sera aussi effectuée à la fin des travaux, afin de voir si les CEP pourront assurer eux-mêmes leurs frais d’opération, frais qui devraient avoir considérablement diminué après les travaux de remplacement des fenêtres, de changement de système de chauffage et de remplacement des toitures.

«On nous a aussi assuré qu’une solution serait trouvée advenant le cas que les CEP ne pourraient s’acquitter de tous les frais, continue Mme Montgrain. Ce sont de bonnes nouvelles. Je peux maintenant dire que je suis soulagée.»

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