Nicolas Ledain / TC Media La halte-chaleur de SOS Itinérance peut accueillir jusqu’à 15 personnes par nuit.

Par souci de financement, SOS Itinérance a décidé de fermer sa halte-chaleur il y a quelques jours. Grâce à une aide de l’Église du Très-Saint-Rédempteur, le service va finalement rouvrir ses portes.

Cette paroisse du quartier Hochelaga-Maisonneuve a accepté de payer les assurances et le loyer de l’organisme qui est installé dans son sous-sol en échange de quelques services d’entretien.

«Ils aident vraiment les plus pauvres donc c’était important pour nous de les soutenir, parce que c’est une belle œuvre», souligne Monseigneur Roger Dufresne, le curé de la paroisse du Très-Saint-Rédempteur.

Pour Alexandre Paradis, président fondateur de SOS Itinérance, cette annonce est un soulagement.

«C’est une très bonne nouvelle, car sans assurance, c’était trop risqué d’ouvrir», explique-t-il.

Le 16 janvier dernier, malgré les basses températures, M. Paradis avait pris la lourde décision de fermer sa halte-chaleur en raison de manque de financement. Après avoir reçu des dons de 6000 $ au début du mois, son organisme a été contraint d’affecter une partie de cette somme à la réparation du camion utilisé pour les maraudes qui est passé au feu le 12 janvier.

«Il nous reste toujours de l’argent, il nous reste 4000 $. Cet argent on ne l’a pas flambé, mais ça ne suffit pas pour la halte-chaleur», ajoute M. Paradis.

Lors de la fermeture, ce dernier avait aussi reproché à la Ville de Montréal de ne pas soutenir son organisme. De son côté, l’administration municipale affirme que SOS Itinérance n’a pas déposé de dossier depuis 2015. Pierre Lessard-Blais, le maire de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve s’était d’ailleurs dit «très surpris» de cette fermeture.

Procédure administrative
Pour déposer un dossier de ce type, la Ville de Montréal demande notamment des assurances, des bilans financiers et d’autres documents administratifs. Alexandre Paradis soutient qu’il avait entamé ces démarches, mais que la complexité de celles-ci les rendait impossibles pour SOS Itinérance par manque de financement. Avec cette nouvelle aide de l’Église du Très-Saint-Rédempteur, il espère donc pouvoir se mettre en règle et déposer un dossier conforme pour l’année prochaine.

«On va avoir les assurances, il me manque encore mon bilan financier, mais on doit rencontrer des gens pour faire tous les papiers dont la Ville a besoin. Nous allons tout faire pour être prêts l’année prochaine, il n’y aura plus d’excuses», lance le président fondateur de SOS Itinérance. Une rencontre avec le CIUSSS doit notamment avoir lieu pour accompagner cette démarche administrative.

Le maire de l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve salue cette décision de l’organisme.

«C’est ce qu’on veut depuis le départ. Toute organisation qui est prête à offrir des services est encouragée à nous présenter son dossier. Ce sont des enjeux qui nous préoccupent et on veut soutenir ces organismes», assure M. Lessard-Blais qui précise que la décision de financement d’une halte-chaleur sera prise en coordination avec la ville-centre et le milieu communautaire du quartier.

Pour la fin de cet hiver, Alexandre Paradis s’engage à rouvrir les portes de la halte-chaleur dès que les papiers d’assurance seront signés. Jusqu’à 15 itinérants peuvent être accueillis chaque nuit dans les locaux de son organisme.

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