Connaissez-vous le parachutisme intérieur dansant? Il s’agit d’une nouvelle discipline, créée par une résidente du Plateau-Mont-Royal. Pour constater l’étendue de l’exploit, TC Media a essayé la discipline chez Skyventure Montréal.

Lise Hernandez Girouard voulait créer un nouveau type de freestyle en parachutisme intérieur, quelque chose de plus «amusant».

«Je me suis dit que si je faisais juste du freestyle normal, j’allais m’ennuyer. Avec la musique, voler, c’est plus amusant. Comme j’ai fait du patinage artistique pendant de nombreuses années, j’ai allié les deux disciplines, en quelque sorte», relate Mme Hernandez Girouard.

Elle a ainsi chorégraphié une danse qu’elle a introduite pour la première fois aux Championnats canadiens de parachutisme en salle, l’an dernier. Le public pouvait entendre la musique hors du cylindre surnommé «le tunnel», grâce à un complice de Mme Hernandez Girouard dans l’équipe technique.

La femme de 40 ans, qui semble en avoir 25, a depuis été embauchée par un nouveau centre de parachutisme intérieur, à Lille, en France, qui ouvrira ses portes en janvier. La Montréalaise, qui a plus de 600 sauts en parachute et 50 heures dans un tunnel à son actif, y développera cette nouvelle discipline et l’enseignera. «Pour moi, c’est une chance inouïe de vivre de ma passion. Je vais pouvoir peaufiner ma technique et l’enseigner à d’autres», dit-elle.

Jusqu’ici, la vidéo de sa danse futuriste a été visionnée 4 000 fois sur YouTube, et sa page Facebook compte plus de 300 abonnés.

TC Media a rencontré Mme Hernandez Girouard au Skyventure Montréal pour faire une envolée d’essai.

Un instructeur a expliqué les bases de l’envolée à notre journaliste pas très sûre d’elle. «Tu n’as pas besoin de retenir tout cela, a-t-il assuré. Je vais être là pour corriger ta position et te tenir, au besoin. Le but, c’est que ce soit le plus agréable possible.

Première envolée
N’écoutant que son courage, l’équipe de TC Media l’a rencontré au Skyventure Montréal, mercredi après-midi, pour faire un essai d’envolée.

Un instructeur a expliqué les bases de l’envolée à notre journaliste pas très sûre d’elle. «Tu n’as pas besoin de retenir tout cela, a-t-il assuré. Je vais être là pour corriger ta position et te tenir, au besoin. Le but, c’est que ce soit le plus agréable possible.»

Après avoir appris les techniques de bases, on revêt une combinaison qui ressemble à une version plus légère de celle des parachutistes, un casque, des lunettes et des bouchons pour les oreilles. Avouons-le, ça donne un air plutôt cool. S’ensuit l’entrée dans le «tunnel», un tuyau en partie vitré, dans lequel un ventilateur surpuissant fait flotter les participants, à coups d’une minute à la fois.

Lise Hernandez Girouard passe en premier pour donner l’exemple. Ses yeux pétillent de bonheur, et elle se lance tête première dans le tunnel. Elle se tourne sur le dos, en position d’étoile, se laisse monter, puis redescend avec les jambes en ciseau. Elle garde ses jambes dans la même position et les laisse monter vers le haut, tête vers le bas, en tournoyant gracieusement. Le manège se répète, alors qu’elle monte et descend. À la regarder aller, le parachutisme intérieur semble être la chose la plus simple du monde.

C’est ensuite notre tour. La première chose qui nous frappe, c’est la force du vent sur le visage. Pour ce premier «saut», les mains rassurantes de l’instructeur sont toujours tout près de nous, pour corriger notre position ou nous ramener quand on s’envole un peu trop haut ou tournoie un peu trop vite. Le moindre déplacement de main change le tournoiement. En levant la tête légèrement, on descend, puis en la ramenant vers le cou, on monte rapidement. La minute s’écoule, et l’instructeur bienveillant nous ramène à la porte du tunnel.

Seconde envolée

Lise se relance dans le tunnel. Elle opte cette fois pour une position qui s’apparente à celle d’un ninja. Elle s’assoit en indien, se lance à angle droit contre le vent. Encore une fois, elle exécute le tout avec une grâce et une facilité déconcertantes, et avec un plaisir évident et contagieux.

C’est à nouveau le tour de la journaliste. La deuxième envolée est beaucoup plus facile que la première. On est plus stable, on tournoie moins, le corps a assimilé la position à adopter. Les mouvements sont plus gracieux. On est presque capable de choisir volontairement la direction dans laquelle on va.

Bien que des plus agréable et facilité par l’instructeur, force est de constater, par comparaison, que le vol qu’accomplit Mme Hernandez Girouard est exceptionnel. Nos courbatures du lendemain en témoignent!

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