L’école préscolaire et primaire Laurier, dans Le Plateau-Mont-Royal, est aux prises avec un problème de souris récurrent depuis l’automne dernier.

La Commission scolaire de Montréal (CSDM) confirme l’infestation. L’école aurait fait appel à l’exterminateur homologué de la CSDM à plusieurs reprises. Les petits rongeurs seraient présents dans deux classes au rez-de-chaussée de l’école. Un total de huit souris auraient jusqu’ici été attrapées, mais une présence demeure.

«La méthode employée pour capturer les souris consiste à installer des trappes en carton enduites de colle non toxique. Un technicien se charge de recueillir les trappes et d’en disposer», indique une note envoyée aux parents par la directrice de l’école, Marylène Bernier, datant du 13 avril.

La Presse dévoilait, la semaine dernière, que la situation exaspère des professeurs qui doivent parfois nettoyer les aires de jeux et livres, lorsqu’il y a des excréments et de l’urine laissés par les rongeurs.

Santé
Le médecin de la Direction de la santé publique (DSP), David Kaiser, s’inquiète pour sa part des répercussions de la présence de rongeurs sur la santé des élèves.

«Les enfants avec des allergies saisonnières et de l’asthme peuvent développer des symptômes tels le nez qui coule et les yeux qui piquent. La présence d’excréments de rongeurs va causer le même type de symptômes que la moisissure», mentionne le docteur Kaiser.

Selon ce dernier, les risques de développer des symptômes graves sont toutefois très faibles comparativement à un bâtiment attaqué par la moisissure.

«Il faut une exposition très longue aux excréments de souris. Il faut toutefois trouver les fissures par lesquelles elles entrent et tout colmater», indique M. Kaiser.

Pris en main
Le président du conseil d’établissement, Sylvain Deschênes, se veut quant à lui rassurant.

«Les enfants ne voient pas de souris. Le problème est pris en charge. S’il y avait une infestation majeure, l’école serait fermée. L’exterminateur nous a recommandé de désencombrer les locaux problématiques, pour que les souris n’aient pas d’endroits où se cacher. On est en train de mettre tout le matériel dans des bacs», soutient M. Deschênes.

Les fissures extérieures apparentes, permettant aux souris d’entrer, devraient être toutes colmatées, d’ici mercredi.

Le parent assure que la situation est prise au sérieux.

«Il y a souvent des souris qui entrent à l’automne comme dans plusieurs bâtiments publics à Montréal. La situation se résorbe habituellement rapidement. Cette année, on ne sait pas pourquoi, ça perdure. Peut-être y avait-il des nids inaccessibles aux exterminateurs», continue M. Deschênes.

Des investissements auraient été faits dans les trois dernières années à l’école pour mettre aux normes l’édifice.

«C’est certain qu’il y a un rattrapage à faire après 15 ans de laisser-aller. La situation géographique de l’école, sur une ancienne carrière, fait aussi en sorte que l’immeuble bouge avec le sol, alors ça crée des fissures. C’est cependant le cas pour tous les immeubles aux alentours. Il faudra trouver une solution à plus long terme», croit le président du conseil d’établissement.

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